La fille cachée de Claude François: Claude François Junior a donné son avis sur une soudaine "soeur"

Le fils de Claude François, Claude François Junior, a été interviewé par Le Parisien, des questions concernant la succession de son père ont été posées.

Voici l'interview rapportée par le site d'informations du Parisien.

Comment avez-vous réagi en découvrant que Johnny léguait tout à sa femme Laeticia et rien à ses enfants David Hallyday et Laura Smet ?

Claude François Junior. J’ai été surpris comme tout le monde. J’ai été touché par la lettre de Laura qui a été écrite avec son cœur. C’est un testament, une histoire privée, signé par l’intéressée. Je ne les connais pas.

Les enfants n’auront pas leur mot à dire sur le droit moral, c’est-à-dire sur tous les projets liés à leur père, à sa carrière, son image.

C’est assez incompréhensible. Je trouve que l’usage du droit moral doit être confié à des gens qui ont connu l’artiste pour qu’ils soient à même de s’inscrire dans son ADN et sa démarche. David a travaillé avec son père. Laeticia aussi, certes. Mais, pour moi, les Hallyday c’est un peu l’histoire du « Roi Lion » : Johnny, le patriarche sur son rocher et David, le petit Simba héritier. Mais ce n’est sans doute qu’une image.

Comment s’est passé l’héritage de votre père ?

D’abord, la question de refuser la succession s’est posée. Mon père avait laissé près de 10 millions de francs de dettes, ce qui était une somme énorme en 1978. Il faut savoir que des vedettes de la chanson comme mon père ou Johnny avaient un train de vie de star américaine connue dans le monde entier alors qu’ils n’ont du succès que dans leur pays. Quand mon père est mort, un tuteur de biens a été nommé et un tuteur de personne, en l’occurrence notre mère (NDLR : Isabelle Forêt), a été désigné alors que nous étions mineurs. C’est ainsi qu’a été décidé rapidement de vendre le moulin de Dannemois, la résidence de mon père où il y avait un jardin, une piscine, 100 m2 à chauffer, deux gardiens, des frais d’entretien abyssaux.

À quel moment vous êtes-vous intéressé au patrimoine musical de votre père ?

À l’âge de 25 ans en 1994. Avant je me cherchais. J’ai fait des fringues, un peu l’animateur sur TF 1. J’ai rencontré les différentes maisons de disques qui possédaient les enregistrements et nous avons commencé à travailler sur des compilations, des versions karaoké. En tant qu’héritiers, mon frère et moi avions à l’époque les droits d’auteur et d’interprète ainsi que les droits d’édition sur les chansons (NDLR : les droits sur la partition et le texte d’une chanson) que nous avons finalement revendus.

Source: Getty Images

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Pourquoi ?

Parce que les relations avec les héritiers de certains coauteurs des chansons de mon père devenaient explosives. Nous voulions donner l’autorisation d’utilisation des chansons et eux refusaient ou faisaient traîner. Je le regrette un peu aujourd’hui car c’était un trésor mais ça devenait ingérable.

Combien rapporte l’œuvre de Claude François aujourd’hui ?

C’est un chiffre d’affaires à six zéros, plusieurs millions par an quand on compte tout : les ventes de disques, les droits d’exploitation, d’utilisation dans des films des publicités, les reprises comme le disque de M. Pokora. Et puis il y a au milieu de tout ça « My way » (NDLR : la version américaine de « Comme d’habitude », coécrite et co-composée par Claude François) qui continue à faire le tour du monde.

Comment faites-vous vivre le répertoire de votre père ?

En accord avec mon frère qui m’a donné procuration, j’ai le droit moral sur ses chansons, c’est-à-dire que je donne l’autorisation d’utiliser son répertoire, son image, son histoire dans un film, une publicité, un spectacle. L’idée est de créer des événements ou de l’actualité, mais pas trop. S’il y a des choses tous les ans, vous êtes sûrs de planter un projet sur deux. Je cautionne un projet tous les cinq ans. Par exemple, à l’époque de la sortie de « Podium » en 2004, le film de Yann Moix avec Benoît Poelvoorde qui jouait un sosie de mon père, Antoine de Caunes préparait aussi un biopic, déjà avec Jérémie Rénier (qui a joué ensuite Claude François dans « Cloclo » quelques années plus tard). J’ai finalement préféré dire oui à « Podium » et Antoine de Caunes a abandonné son projet car il pouvait difficilement le mener à bien sans avoir le droit d’utiliser les chansons.

Une jeune femme, qui prétend être la fille cachée de votre père est réapparue ces derniers jours. D’autres personnes se sont-elles manifestées pour réclamer une part d’héritage ?

Non. Le cas de ces derniers jours n’est pas un scoop. Un réalisateur a trouvé opportun d’aller rechercher cette personne et l’intégrer dans un documentaire pour faire un peu de buzz. Je ne dirai rien de plus car je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu. Et je ne veux faire de mal à personne. Depuis quarante ans, des gens se manifestent ainsi. Mais une maman qui fait un enfant toute seule peut être en manque d’imagination et vouloir faire briller l’histoire… Parfois ça dépasse l’entendement. On a eu plusieurs revendications de paternité mais jamais de procédure devant la justice.

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