Une mère diagnostiquée d'un cancer incurable quelques semaines après son accouchement: "Je ne suis pas prête à mourir"

Cette jeune mère a été diagnostiquée d’un cancer incurable quelques semaines après son accouchement. Maintenant son plus grand désir est de passer le plus de temps possible avec son bébé.

Un souhait pas si simple que ça

Caroline Auger, 27 ans, souffre d'un cancer du col de l’utérus incurable qui lui a été diagnostiqué en septembre 2017, alors qu'elle n'était qu'à 32 semaines de grossesse. Sur son poumon, on a récemment repéré une métastase agressive et la nouvelle lui a été communiquée ce lundi 28 janvier.

Quant à son espérance de vie, les experts ne savent pas quoi avancer. Donc, elle ne sait pas si c'est seulement quelques semaines, quelques mois ou quelques années qui lui restent à vivre. Elle n'a qu'une seule option et c'est que la masse lui soit retirée, au Québec. Ensuite, elle aura à se rendre aux États-Unis pour suivre d'autres traitements dispendieux.

"On m’a dit qu’il n’y avait plus rien à faire, ici", regrette Caroline, qui se trouve maintenant à la merci de l’espoir. Ce qui l'a poussée à déclarer par la suite: "Le plus difficile, c’est de l’imaginer grandir sans moi. Je veux le voir diplômé en 5e secondaire. Je veux juste acheter du temps avec lui."

"Je ne suis pas prête à mourir ; à abandonner mon fils. Ces traitements pourraient potentiellement me donner des années à vivre", déclare Caroline Auger.

Caroline Auger sur le plateau de TVA avec Denis Lévesque. | tvanouvelles.ca/denislevesque

Caroline Auger sur le plateau de TVA avec Denis Lévesque. | tvanouvelles.ca/denislevesque

Les regrets de son conjoint

Cela fait déjà quatre années depuis que le jeune couple de Châteauguay s’est rencontré lors d'un match de hockey. Lui, rêvait s’approprier une plus spacieuse et nouvelle maison, afin de pouvoir y abriter ses enfants qu'il prévoyait être nombreux.

Caroline tombe enfin enceinte, mais la première tentative n'a pas réussi. Pensant à la vie qu’ils désiraient tant, ils ont même considéré l’option d'adoption. "Mais j’ai demandé qu’on essaie un mois de plus", se rappelle son compagnon Jonathan Lanthier, qui regrette avoir fait cette requête car il pense que la maternité de Caroline a pu causer la maladie.

Ce à quoi d'ailleurs, les spécialistes ne font pas objection, car ils semblent penser que la grossesse a effectivement quelque chose à voir avec l'activation du mal.

Source : Gofundme/Caro Auger

Source : Gofundme/Caro Auger

Si le jeune père de 29 ans se sent coupable au point qu'il ne cache pas sa peine à accepter le fait, son épouse Caroline ne lui en veut pas pour le moins du monde.

"Mon bébé, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée", jubile-t-elle alors que son conjoint regrette "Tu ne veux jamais faire du mal à la personne que tu aimes le plus".

L'arrivée de Lukas, a un peu change les perspectives pour la famille mais a aussi resserré les liens qui les unit, en tout cas. Selon une éducatrice en garderie, Lukas a des difficultés à dormir quand ce n’est pas sa maman qui le met au lit. "La maladie l’a rendu anxieux", dit-elle.

Pour Caroline Auger, continue à se battre jusqu'à la fin est sa devise et elle désire de tout son cœur passer le plus de temps avec lui.

Besoin de beaucoup d'argent

Caroline dû arrêter de travailler à cause de sa grossesse et de son cancer, par conséquent elle et son mari font face à de grandes difficultés pour subvenir aux besoins de Lukas et pour ne pas manquer à ses prescriptions.

Caroline Auger sur le plateau de TVA avec Denis Lévesque. | tvanouvelles.ca/denislevesque

Caroline Auger sur le plateau de TVA avec Denis Lévesque. | tvanouvelles.ca/denislevesque

L'histoire de Caroline et de sa famille a déjà touché plus de 4 500 personnes. Caroline a créé une page Gofundme pour amasser 175 000 $. Ces fonds pourront les aider à couvrir les coûts des traitements d'immunothérapie, aux États-Unis, étant donné que son cas ne lui permettait pas de recevoir des soins gratuits à Châteauguay et qu'elle a besoin de 150 000 $ pour assumer les frais pour trois mois à un an. Pour l'instant, elle a déjà recueilli plus de 145 000 $ depuis que la page Gofundme a été créée.

"Je ne suis pas prête à mourir ; à abandonner mon fils. Ces traitements pourraient potentiellement me donner des années à vivre", déclare Caroline Auger.

Elle explique que tout le soutien de son mari, de ses proches et l'aide qu'elle reçoit sur Gofundme lui permet d’y croire et de garder espoir. Et, si par malheur, elle n'aurait pas survécu aux traiements, elle voudrait que l'argent amassé soit versé à son fils Lukas.

En attendant, le couple préfère ne pas songer à la mort de la maman, ce qui occasionnerait une épreuve difficile à surmonter. Le moment est à gagner du temps. Tous nos meilleurs souhaits à la famille.

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