Jean-Marie Périer, proche de Johnny, révèle qu'il n'aimait pas le surnom de "Taulier"

Pendant très longtemps, et bien après sa mort, Johnny Hallyday a toujours été surnommé le Taulier. Selon Jean-Marie Périer, photographe et proche du défunt chanteur, il n’aimait pas du tout ce surnom.

Dans le but de promouvoir la sortie de son nouvel ouvrage, Jean-Marie Périer s’est exprimé au quotidien La dépêche, où il a également mentionné un point important concernant Johnny Hallyday.

UN SURNOM TRÈS POPULAIRE

Nul ne sait vraiment quel est l’origine de ce surnom, ni la raison pour laquelle il a été attribué à Johnny Hallyday, mais une chose désormais certaine est que le chanteur ne l’appréciait pas beaucoup. Selon son proche ami Jean-Marie Périer, il faudrait cesser d’appeler le chanteur ainsi le Taulier.

"Je ne sais pas qui a eu l’idée de l’appeler le Taulier, mais forcément il le connaissait mal, car Jojo était le contraire de ça. D’ailleurs il n’aimait pas beaucoup qu’on l’appelle ‘Jojo’ non plus, mais comme je l’ai fait depuis 1962 je pense qu’il me pardonnera",

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Johnny Hallyday en 1963. J’ai essayé deux fois de faire tourner Johnny. Une fois en 1964, une histoire qui se passait dans une fête foraine en Bretagne, Sylvie Vartan apparaissait dans cette histoire. Ils étaient tous les deux d’accord mais leurs agents préféraient qu’ils soient sur scène dix mois sur douze, c’était certes plus lucratif et moins risqué que de passer deux mois à tourner avec un ami photographe. En 1971 j’ai à nouveau essayé. Johnny était au sommet de sa gloire. Je lui avais donc écrit un scénario sur l’histoire d’un chanteur dont la carrière décline jusqu’à se retrouver à la rue. Une sorte de synthèse de ses pires cauchemars accompagnée d’une satire sur le monde du spectacle assez gratinée. Ça commençait par une foule qui le regardait descendre d’un hélicoptère sur le toit du Palais des Sports. Et ça finissait le jour de l’arrivée des Américains sur la lune. Dans un boulevard rempli par la foule dont les yeux guettaient le ciel noir, il s’éloignait, seul regardant vers le sol, dans un costume de scène aux airs de haillon. C’était aussi un éloge de ceux qui meurent pour le spectacle. Ce projet lui tenait vraiment à cœur, et encore une fois son entourage fit barrage à coups d’argument simplistes du genre « c’est trop dangereux! » alors que c’était le contraire, ce film était un sérum contre l’échec. Je n’aime pas les gémissements, mais quand même, sur ce plan avec Jojo, je n’ai pas eu de chance. Il lui aura fallu pas mal de temps pour être vraiment utilisé comme un acteur à part entière. À mon avis celui qui l’aura le plus considéré comme tel c’est Patrice Leconte dans «  L’homme du train ». Jean-Marie Périer #johnnyhallyday #cinema #actor #frenchsinger #performer #whereareyoufrom

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a-t-il déclaré.

JUSTE UN MINIMUM DE PAIX

Âgé de 80 ans, Jean-Marie Périer a proposé son nouvel ouvrage regroupant 400 images. Dans le quotidien La dépêche, il a souhaité soutenir ses propos concernant Johnny en revenant sur le comportement de ce dernier.

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Johnny Hallyday. Personnellement je n’aime pas beaucoup les services funéraires avec les sermons raisonneurs des curés et les discours interminables d’amis destinés à résumer une vie. Après la mort de Johnny, l’évènement à la Madeleine était certes impressionnant, cependant il ne m’a pas vraiment plu. Pourquoi lui organiser une cérémonie à la manière de Simone Veil ? Johnny était un jeune belge devenu français qui rêvait d’Amérique et qui finit par devenir le plus grand rockeur du pays. Il eut été tellement plus beau de confier son cercueil aux motards pour descendre les Champs-Élysées afin qu’ils le posent sur la scène montée place de la Concorde. Là ses musiciens auraient joué ses chansons et des centaines de milliers de gens auraient chanté pendant trois heures devant le corps invisible de Johnny. Être sur scène étant sa vraie place, il aurait sûrement été heureux d’entendre son public célébrer ses chansons. Car dans les rues ce matin-là il y avaient ses meilleurs amis, à savoir la foule désintéressée de ceux qui, sans rien attendre en retour, l’avaient toujours accepté pour ce qu’il leur donnait. Ç’eut été le véritable enterrement d’un rockeur. #jeanmarieperierofficial #johnnyhallyday #rip #rockstar #todayspost #paris #france

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En effet, le photographe nous permet ainsi de savoir que Johnny Hallyday était une personne qui "pouvait changer d'avis trois fois par semaine selon les personnes rencontrées pour la simple raison qu'il voulait surtout qu'on lui foute la paix et qu'on le laisse s'adonner à sa seule vraie passion : la scène".

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Johnny Hallyday en 1965. Tout au long de sa vie Johnny n’aura travaillé qu’à une seule chose, donner du plaisir à son public lorsqu’il était sur scène et il le faisait très bien. Mais on ne peut pas demander à un type qui sort de scène après avoir enflammé un stade de 80.000 personne de penser à payer les notes de gaz ou d’aller chercher le petit à l’école le lendemain matin. Ça ne marche pas comme ça. Je sais que certains rares artistes en sont capables et je les en félicite, mais ils ne sont pas Johnny. D’accord, il n’était peut-être pas un père idéal, sûrement pas un mari modèle, quant à son amitié, elle était à géométrie variable. Ne supportant pas la solitude il vivait d’abord dans le regard des autres. Je l’ai vu parfois s’amuser à changer de rôle plusieurs fois dans la même journée en fonction de qui se trouvait dans la pièce, il avait l’âme d’un acteur. Dans les soirées un peu arrosées, n’importe qui pouvait être l’ami de Johnny pour un quart d’heure. J’ai toujours pensé qu’une nuit de solitude pouvait le tuer. Mais pour quelques amis fidèles, combien de courtisans ? Depuis 1962, vous n’imaginez pas le nombre de gens que j’ai vu déclarer être son « frère », ça lui aurait fait une putain de famille nombreuse au Jojo. Je ne prétends pas avoir jamais été son frère, et étais-je son ami ? J’avais pour lui de l’estime et de la tendresse et tout au long de sa vie il m’a montré qu’il me le rendait bien. C’était bien suffisant. #jeanmarieperierofficial #souvenirs #friendship #smile #goodtimes #todayspicture #sunnydays #france

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UNE PENSÉE POUR L’ALBUM POSTHUME DE JOHNNY

Jean-Marie Périer est allé plus loin en avouant qu’il n’a jamais écouté l’album sorti après la mort de Johnny Hallyday, car il n’appréciait absolument pas sa pochette. Il est pourtant fan du disque posthume réorchestré par Yvan Kassar.

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Johnny Hallyday quelque part en tournée en France en 1968. Au lever du jour, la Lamborghini de Johnny s’arrête devant la café d’un village. Dans son costume de scène en soie noire, Johnny traverse la pièce sous l’œil interloqué des gens du matin. Ses yeux, brûlés par trop de projecteurs, parcourent la pièce sans la voir. Il est aimable, normal, et le moindre sourire, une simple poignée de main, de sa part tout devient spectacle. Il n’en est pas conscient, depuis qu’il a seize ans, il évolue en marge du monde. L’exubérante patronne du bar, hésitant à lui parler, elle s’accroche à moi pour que j’intercède afin qu’il vienne voir « la petite ». Johnny lui sourit pour me libérer. Au bout d’un couloir pâle, une porte. La patronne la pousse sans ménagement. Une ampoule nue au plafond dispense une lumière blême sur le papier peint , tous les murs sont recouverts de photos de Johnny, lui ne les voit pas. La dame secoue énergiquement l’épaule d’une enfant de treize ans qui dort : « Muriel, Muriel, regarde qui est là ! » dit-elle en arrachant une photo du mur. Elle la tend à Johnny pour qu’il la signe. Il s’assoit sur le lit en souriant calmement à la môme qui cherche à sortir du sommeil. « Bonjour Muriel. » lui dit-il en griffonnant un autographe. La petite croit rêver. Il est trop grand dans la pièce. Depuis des mois, elle a rendez-vous tous les jours, à cinq heures pile, elle s’évade de son monde pour n’écouter que lui sur son « Teppaz » pied de coq et il est là, assis sur son lit, irréel, très gentil cependant. Nous sortons de la pièce en laissant la môme tétanisée, les bras en croix sur le poster signé. Retour dans la voiture. On retrouve l’odeur luxueuse du cuir flirtant avec l’eau de Cologne. Le nez collé à une affiche de Suze, la patronne observe derrière la vitre du bar la fin de cette scène qu’elle n’oubliera jamais. Tandis que la voiture démarre, dans le rétroviseur je vois la petite Muriel qui sort sur le trottoir en triturant sa chemise de nuit. Les yeux mouillés, elle regarde le monstre blanc qui s’éloigne comme s’il lui glissait des mains. #jeanmarieperierofficial

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"Je n'avais pas écouté l'album sorti après sa mort, rien que la laideur de la pochette me foutait le cafard. Par contre, le nouveau disque posthume réorchestré par Yvan Kassar est un formidable exemple. Je crois que Jojo serait très heureux du résultat",

a-t-il déclaré.

Johnny Hallyday continue à faire parler de lui même après sa mort. Jean-Baptiste Guégan, reconnu comme étant le sosie vocal de Johnny Hallyday, a reçu un objet symbolique de la part d'un proche du chanteur.

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