"J'ai honte" : Bruno, dont la mère à succombé au Covid-19, furieux d'une " histoire abominable " à Rungis

Une morgue qui se trouve au sein du hangar du marché de Rungis depuis le début du mois d'avril reçoit actuellement beaucoup de critiques. La tarification des visites est la cause de cette situation. 

C'est un coup dur pour Bruno Lefèvre, car non seulement, il a perdu sa mère, il doit aussi faire face aux pratiques douteuses du service funéraire qu'il a contracté.

UNE DOUBLE PEINE

La mère de Bruno Lefèvre a été admise à l'hôpital en raison d'une mauvaise chute. Elle a contracté par la suite le Coronavirus avant de perdre la vie juste avant son 90e anniversaire.

Fils d'une victime du coronavirus, Bruno Lefevre. | Photo :  Twitter/BFMTV

Fils d'une victime du coronavirus, Bruno Lefevre. | Photo : Twitter/BFMTV

Dès que sa mère a perdu la vie, Bruno Lefèvre a été prié de faire les choses très vite parce qu'en cette période de crise sanitaire, les chambres froides sont pleines.

Pendant ce temps-là, la famille était encore confinée dans le Lot. Alors le fils de la défunte demande au service funéraire de la ville de Paris de lui trouver une place.

Bruno Lefevre le fils d'une victime du coronavirus. | Photo :  Twitter/BFMTV

Bruno Lefevre le fils d'une victime du coronavirus. | Photo : Twitter/BFMTV

Situation exceptionnelle oblige, la défunte a dû être prise en charge par une morgue de Rungis, même si au départ, la défunte devait être transférée dans la chambre funéraire de Châtillon.

55 EUROS POUR 20 MIN DE RECUEILLEMENT

L'entreprise gérée par un opérateur privé réclame 55 euros pour que le fils de la défunte puisse se recueillir 20 minutes devant la dépouille de sa mère. Cela en plus des 159 euros demandés pour les six jours que le corps reste dans le funérarium. 

Au départ, l'opérateur réclamait 35 euros par jour et 55 pour une heure de recueillement. Sauf que le délai d'une heure ne serait même pas respecté… Il ne lui sera accordé que 20 minutes.

Et quand Bruno Lefèvre a voulu se plaindre auprès de l'opérateur, son correspondant lui a répondu "sans aucune humanité" avant de lui raccrocher au nez.

Un homme fils d'une victime du coronavirus. | Photo :  Twitter/BFMTV

Un homme fils d'une victime du coronavirus. | Photo : Twitter/BFMTV

L'opérateur explique que ces tarifs sont dus au fait qu'ils ont repeint, fleuris et mis une moquette sur le sol des locaux. Il y a aussi une trentaine de personne qui travaillent sur les lieux sept jours sur sept. 

Toujours dans les rangs de la déception, Bruno Lefèvre a appris que sa mère est toute nue dans un sac en plastique au sein d'un entrepôt parce qu'on lui a refusé ses affaires par peur du Covid-19. 

AUCUN SCRUPULE

Les hommages qu'il rendra à sa mère le lundi 13 avril 2020, se dérouleront dans des conditions horribles. 

"Ces gens n'ont aucun scrupule. Je trouve cela honteux... J’aurais payé n’importe quoi pour ma mère. J'ai honte. Lundi, j'irai m'excuser auprès d'elle pour l'avoir abandonnée à Rungis",

déclare-t-il. Notons qu'en plus de cela, il n'aura pas le droit d'accompagner sa maman au crématorium du Père Lachaise.

Fils d'une victime du coronavirus, Bruno Lefevre dénonce l'organisation des obsèques de sa mère. | Photo : Twitter/BFMTV

Fils d'une victime du coronavirus, Bruno Lefevre dénonce l'organisation des obsèques de sa mère. | Photo : Twitter/BFMTV

UNE CENTAINE DE FAMILLES EST CONCERNÉ

Bruno Lefèvre précise qu'il prend la parole pour montrer ce qu'endure une "centaine de gens". Car soulignons que le hangar de Rungis a été réquisitionné. Il n'y a pas donc lieu de faire des bénéfices indécent sur quelque chose qu'ils ont eu gratuitement.

Surtout que le ministère de l'Intérieur a promis que "la puissance publique prendra en charge les frais supplémentaires occasionnés pour elles par des délais d'inhumation ou de crémation anormalement longs".

Bruno Lefèvre a aussi exprimé sa gratitude envers la décision des autorités qui va dans le sens des familles endeuillées.

Ainsi, le fils endeuillé garde l'espoir de pouvoir un jour rendre un autre hommage à sa défunte mère plus tard, une fois que la crise sanitaire sera passée.

"On fera quelque chose au mois de mai ou de juin",

conclu-t-il.

EMMANUEL MACRON S'EXPRIME LE 9 AVRIL 2020

La crise sanitaire liée au Covid-19 n'est pas près de s'arrêter et le confinement avec elle. Raison pour laquelle le président de la République a pris la parole le 9 avril 2020, afin de faire le point sur la situation. 

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