Nikos Aliagas en deuil de son père : il raconte l’histoire de son père et des "cravates"

Trois ans se sont écoulés après la disparition du père de Nikos Aliagas. Sur son compte Instagram, l'animateur de 51 ans lui a rendu un bel hommage en racontant l'histoire entre le défunt et ses "cravates".

C'est en légende d'une photo de cravate, en noir et blanc, posté sur son compte Instagram que Nikos Aliagas s'est confié à ses plus de 810 000 abonnés. Un texte long et très émouvant dans lequel il leur raconte une histoire qui a beaucoup marqué sa vie.

L’HISTOIRE ENTRE SON PÈRE ET DE SA CRAVATE

Le 9 mai 2017, la vie de Nikos Aliagas a été complètement bouleversée. Son cher père, Andréas, a perdu la vie à cette date, dont l’animateur de "The Voice" ne l'oubliera certainement jamais.

Nikos Aliagas assiste au défilé Jean-Paul Gaultier Haute Couture Printemps / Été 2020 dans le cadre de la Fashion Week de Paris au Théâtre Du Châtelet le 22 janvier 2020 à Paris, France. | Photo : Getty Images

Nikos Aliagas assiste au défilé Jean-Paul Gaultier Haute Couture Printemps / Été 2020 dans le cadre de la Fashion Week de Paris au Théâtre Du Châtelet le 22 janvier 2020 à Paris, France. | Photo : Getty Images

Malgré les années qui ont suivi cette tragédie, celui-ci ne parvient toujours pas à la surmonter et à accepter l'absence de son paternel dans sa vie.

Il lui a d’ailleurs rendu un bel hommage, le dimanche 13 septembre 2020, en racontant une longue histoire un peu particulière concernant son père et sa cravate. 

“Je suis attaché à mes cravates, je ne sais pourtant pas les faire. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, j’ai toujours cette étrange impression de ne pas les faire aussi bien que mon père…”,

a-t-il confié dans son long texte, en légende de sa photo. 

Nikos Aliagas assiste au défilé Jean-Paul Gaultier Haute Couture Printemps / Été 2020 dans le cadre de la Fashion Week de Paris au Théâtre Du Châtelet le 22 janvier 2020 à Paris, France. | Photo : Getty Images

Nikos Aliagas assiste au défilé Jean-Paul Gaultier Haute Couture Printemps / Été 2020 dans le cadre de la Fashion Week de Paris au Théâtre Du Châtelet le 22 janvier 2020 à Paris, France. | Photo : Getty Images

Il a ensuite expliqué que lorsque son père était encore en vie, c'était toujours lui qui faisait les nœuds de sa cravate, même ceux qu'il allait porter pour travailler pour la semaine.

Hélas, quand Andreas est tombé malade, il ne pouvait plus faire les nœuds de son fils. Et puis, quelques années plus tard, en mai 2017, il est décédé.

Nikos Aliagas assiste à la 21e NRJ Music Awards au Palais des Festivals le 09 novembre 2019 à Cannes, France. | Photo : Getty Images

Nikos Aliagas assiste à la 21e NRJ Music Awards au Palais des Festivals le 09 novembre 2019 à Cannes, France. | Photo : Getty Images

“Ce simple bout de tissu m’a rappelé la vie”

L'absence de son père dans sa vie n'a pas été facile pour le présentateur de "50' Inside". Selon lui, il lui a fallu beaucoup de temps pour l'accepter et surtout pour apprendre à nouer lui-même sa cravate.

Et en découvrant "l'une des dernières cravates" qu'Andreas lui avait nouées, Nikos Aliagas a été très surpris et s'est souvenu de tous les mouvements que son “Héros” faisait pendant leur séquence devant le miroir de l'époque.

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Je suis attaché à mes cravates, je ne sais pourtant pas les faire. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, j’ai toujours cette étrange impression de ne pas les faire aussi bien que mon père. Andréas, tailleur depuis son plus âge, ne pouvait pas considérer sa vie sans cette bande de tissu transversale, j’ai donc par la force des choses à porter la cravate et le costume très tôt. Par mimétisme, par transmission aussi. À 18 ans je vivais dans une modeste chambre de bonne à Paris et je coupais les dépêches la nuit à la radio pour payer mes études, j’avais pourtant l’apparence d’un adulte en costume-cravate, « si tu veux être respecté » disait mon père « apprends à te respecter, sois digne, à la hauteur de tes rêves ». C’est Andréas qui me faisait les nœuds de cravate, c’était notre séquence à nous, il se concentrait devant le miroir comme s’il s’agissait de manier d’inflammables matières par temps de tempête. Un exercice périlleux ou le mouvement ne devait pas être bâclé. Ça devait marcher du premier coup ou pas, la beauté du geste était aussi importante que la beauté du nœud. J’étais presque au spectacle, j’observais ces gestes précis et répétitifs dans la pénombre de sa petite boutique, il préparait mes cravates pour la semaine et je partais au boulot me sentant invincible. Puis mon père est tombé malade, ses mains si puissantes et si agiles on finit par se taire. Quelques années plus tard Andréas est parti aussi, je l’imagine encore aujourd’hui confectionner les tuniques des anges au royaume des cieux, son porte aiguille autour du poignet. Il m’a fallu du temps pour accepter son absence et pour apprendre à porter tous ces nœuds étrangers autour de mon cou, ces cravates qui m’empêchaient parfois de respirer, de me sentir libre. Ce dimanche matin j’ai retrouvé au fond d’une armoire des cravates dont j’avais oublié l’existence, des tissus d’une autre décennie, un peu désuets. Et quelle ne fut pas ma surprise de retrouver l’une des dernières cravates que mon père avait nouées. Et ce simple bout de tissu m’a rappelé la vie, le mouvement de ses mains délicates, son souffle. C’est pour cela que je refuse de faire les nœuds de cravate, car j’espère secrètement qu’il reviendra

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“Ce dimanche matin j’ai retrouvé au fond d’une armoire des cravates dont j’avais oublié l’existence (...) ce simple bout de tissu m’a rappelé la vie, le mouvement de ses mains délicates, son souffle”,

s'est-il alors exprimé en précisant que c'est bien pour cette raison qu'il refuse de se faire ses nœuds et surtout parce qu'il espère "secrètement qu'il reviendra".

UN HOMMAGE CHALEUREUX À SON PÈRE

Le 9 mai 2020, Nikos Aliagas a rendu hommage à son défunt père sur les réseaux sociaux pour les 3 ans de sa disparition.

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#Stamna Andréas Aliagas + 21 mai 1938 - 9 mai 2017 Trois ans déjà. Le temps n’efface rien, il nous apprend à aimer sans vouloir posséder. Mon père n’est plus parmi nous mais il est toujours en nous, comme un souffle, une petite voix indispensable. Je crois en l’immortalité de l’âme même si je ne peux plus trinquer en silence avec lui en regardant la lagune de Stamna, comme ce mois d’août 2008. Je le taquinais sur la taille de son petit ongle, il me disait que sa main de tailleur était son outil et que pour maîtriser le fil et l’aiguille il avait besoin de ses ongles. « Tout est question d’équilibre dans la maîtrise du geste » disait-il « je me fous de savoir si c’est beau pour les autres ». Il était comme ça mon père, il ne cherchait pas à plaire, il était lui-même dans toutes circonstances. Loin des couards et des tartuffes, un bonhomme cash et libre, un mec. Paix à ton âme Andréa, bois un verre de nectar pour nous de là où tu es. Je porte encore en moi ton exil et ton rêve d’Ulysse. Que la terre de Stamna te soi𝚝 légère. Αιωνία η μνήμη σου πατέρα, πιες κι ενα ποτηράκι και για μας απο εκεί που είσαι αμετανόητε Σταμνιώτη. Τα χρόνια περνάν αλλά εσύ δεν φεύγεις ποτέ. #instanikos

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En légende d'une photo de son "Héros", l'animateur a écrit un long message très touchant

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