Affaire d'Alexia Daval: qui est vraiment Jonathann Daval ?

C'est face à l'interview télévisée de Stéphanie et Grégory Gay que l'avocat de la famille d'Alexia a réagit. Il affirme que ses clients vivent un chemin de croix face à 'un Jonathann Daval machiavélique' qui n'hésite pas à jeter 'la boue sur les autres' afin de fuir sa responsabilité.

AmoMama vous fait part de cette histoire rapportée par Est Republicain.

Voici  l'interview rapportée par l'Est Républicain, tous les crédits leur appartiennent.

Qu’avez-vous pensé de l’interview télévisée de vos clients, Stéphanie et Grégory Gay ?

Ils se sont exprimés avec beaucoup de retenue et de dignité, tout en affirmant avec force qu’ils étaient parfaitement étrangers au meurtre de leur sœur et de leur belle-sœur. Ils ont expliqué à quel point les très graves accusations portées contre eux par Jonathann Daval pouvaient les ulcérer. Ils ont su, je crois, montrer combien il est terrible d’être ainsi jeté en pâture et comment on peut se sentir démuni, dans une situation aussi terrible. Face à des mises en cause aussi graves, ils ont éprouvé le besoin de crier leur colère et leur désarroi. 

Ils ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une plainte pour « dénonciation calomnieuse »…

Oui mais cette action ne sera malheureusement possible que lorsque la situation judiciaire de la personne contre laquelle on envisage de la déposer [Jonathann Daval] sera totalement établie, ce qui n’est pas le cas.

Vous ne prêtez, vous non plus, aucun crédit à la version de Jonathann Daval…

Evidemment, non ! Ce que dit M. Daval ne repose que sur sa parole ; aucun élément objectif du dossier ne permet d’en accréditer ne serait-ce qu’un début de commencement.

Que faire, alors ?

Remettre tout ça en perspective, se souvenir que celui accuse mes clients a d’abord joué le veuf  éploré avant de s’accuser du meurtre pour finir par incriminer sa belle-famille.

En attendant, on se retrouve face à deux versions qui s’opposent radicalement.

Oui, à la différence près que mes clients, qui sont rappelons-le parties civiles, ne font que subir. Pour eux, c’est le chemin de Croix. Celui du Christ comptait quatorze stations ; là, on en a déjà passé quelques-unes.

Quelles initiatives allez-vous prendre pour tenter d’y mettre fin ?

Ma priorité est d’obtenir le plus rapidement possible des expertises psychologiques, psychiatriques et des enquêtes de personnalité fouillées pour que l’on nous explique qui est Jonathann Daval. Car aujourd’hui, plus personne ne peut prétendre savoir qui est ce garçon. Nous avons besoin d’une clé de décodage pour pouvoir confronter sa parole à sa personnalité.

Vos clients l’ont décrit comme un être « machiavélique »…

L’avenir le dira. Ce qui est sûr, c’est qu’on est bien loin du bon garçon affligé par le chagrin, gendre idéal, soumis et docile. Le portrait d’un autre Jonathann, calculateur, froid et machiavélique, qui n’hésite pas à jeter la boue sur les autres pour fuir sa responsabilité, se dessine par touches successives.

Et sur le plan matériel, quels actes d’investigation peut-on encore envisager ?

Malheureusement, on ne pourra pas faire comme si le PV de Jonathann Daval n’existait pas… Un minimum d’éléments devront être vérifiés, je pense à la géolocalisation, à la téléphonie, à la vidéosurveillance… Mais ça n’ira certainement pas au-delà car énormément d’investigations ont déjà été réalisées. Plus de quarante expertises, du jamais vu !

Comment vont les parents d’Alexia, qui restent silencieux ?

Pas bien du tout. S’ils vivaient au fond d’un monastère, les épreuves qu’ils traversent seraient déjà très difficiles à supporter. Alors imaginez : ils tiennent un commerce et doivent, en plus de tout le reste, faire face toute la sainte journée au regard et aux questions des gens. C’est vraiment une épreuve. Une épreuve avec un « E » majuscule.

Êtes-vous optimiste quant à l’issue du dossier ?

Pour l’heure, force est de constater que l’horizon s’obscurcit. Quand Jonathann est passé aux aveux, on était au début de quelque chose même si ces aveux étaient très peu développés. Il s’est rétracté et livre à présent une tout autre version. Or, pour qu’un procès d’assises se déroule dans de bonnes conditions, il faut tous les acteurs dans le box et avoir été capable de reconstituer l’histoire. Pour l’heure, il en manque des pans entiers, à commencer par le mobile et d’éventuelles complicités.  

L’affaire se révèle donc bien plus complexe qu’on pouvait l’imaginer…

L’enquête préliminaire conduite par les gendarmes a été parfaite. L’instruction elle-même est très complète avec un travail de police scientifique remarquable. Malgré cela, cette affaire que l’on croyait simple s’avère, en effet, très compliquée.

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