Mort de Jean Ferrat: comment sa femme Colette a parlé de sa terrible maladie pour la première fois

La veuve de Jean Ferrat a accepté de revenir sur les années qu'elle a passé aux côtés de l'élu de son coeur.

Lors de la sortie de son second livre intitulé: "Jean, un homme qui chante dans mon coeur," Colette Ferrat a accordé une interview à Paris Match dans laquelle elle s'est confiée sans détours.

Elle a commencé par annoncer qu'elle n'écrirait plus d'autres livres car le fait de ressasser ses souvenirs était "beaucoup trop douloureux".

Il a fallut attendre un certain temps pour que leur histoire d'amour ne commence car quand ils se sont rencontrés pour la première fois, ils étaient déjà mariés.

Jean Ferrat était en effet uni à Christine Sèvres, une chanteuse qu'il a rencontrée en 1956 et sur laquelle il a veillé malgré leur séparation jusqu'en 1981 quand l'artiste a été emportée par un cancer.

C'est avec émotion que Colette Ferrat raconte leur premier baiser: "Un soir, se souvient-elle, à la sortie d’un spectacle de café-théâtre, je me dirige vers ma voiture, une Porsche vétuste. Impossible de la faire démarrer. Jean s’approche de moi et demande : 'Quel est ton problème ?' Intimidée, je réponds : 'Je suis en panne !' Sans doute pour me réconforter, il me prend dans ses bras et m’embrasse. Ce fut un choc d’autant plus formidable qu’il est parti me laissant avec mon véhicule immobilisé au bord du trottoir."

Leur vie ensemble dans le petit village d'Antraingues-sur-Volane, qui compte 530 habitants, était paisible et belle et permettait à Jean Ferrat de se reposer entre deux tournées.

"Tous les matins, il partait avec son grand panier faire les courses. Sur la place du village, il retrouvait les copains de pétanque. Au final, après plusieurs parties, il oubliait de rapporter ce qu’il était allé chercher," raconte sa veuve.

Elle a aussi expliqué qu'il n'a jamais voulu fonder de famille mais que cela leur a permis de profiter pleinement de leur histoire d'amour. Elle a continué en dressant le portrait d'un homme qui n'avait pas laissé la notoriété lui monter à la tête.

"Quand nous allions à la brocante, chacun l’arrêtait pour lui dire un mot. Cela durait des heures, je finissais par rentrer seule à la maison. Mais, attention, il ne donnait pas sa confiance comme cela. Il fallait faire ses preuves, Jean ne voulait pas prendre le risque d’être trahi."

Malheureusement, le 13 mars 2010, Jean Ferrat est décédé, laissant celle qui l'aimait plus que tout seule. Elle tiens cependant à rétablir la vérité: ce n'est pas un cancer qui a eu raison de l'élu de son coeur.

"Jamais, affirme son épouse. Il a cumulé un ensemble de problèmes respiratoires qui se sont aggravés avec les années. Tout a commencé par une chute durant laquelle il s’est fracturé une partie du dos, puis il y a eu des complications diverses, un problème de trachée très complexe, une maladie nosocomiale, des hospitalisations répétées. Je me souviens de nuits passées à ses côtés quand il s’étouffait, de longues semaines de rééducation respiratoires entrecoupées de moments d’amélioration," révèle-t-elle.

"L’avoir eu dans ma vie fut une renaissance, je n’ai rien connu de plus beau. Aujourd’hui encore, je l’aperçois dans le jardin en train de tailler tout ce qui dépasse, comme il le faisait de son vivant. Je lui parle et, même s’il ne me répond pas, je sais qu’il est là, aussi beau qu’avant, avec sa peau si douce," a-t-elle conclu l'interview de manière déchirante.

Dans un récent article, nous vous parlions d'une autre veuve qui avait accepté de se confier sur le décès tragique de son compagnon.

Il s'agissait d'Anissa, la compagne de Jean-Luc Delarue. Découvrez ses déclarations en cliquant ici.