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Gérard Depardieu I Source : Getty Images
Gérard Depardieu I Source : Getty Images

L’ex de Gérard Depardieu conteste le verdict moral : « Il a conquis femmes, hommes… J'en ai vu plier en quatre »

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06 févr. 2026
16:00

À l’issue de deux condamnations judiciaires retentissantes, celles de Gérard Depardieu et de Vincent Cerutti, la parole de leurs anciennes compagnes est venue troubler le récit judiciaire et médiatique dominant.

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Près d’un an après la condamnation de Gérard Depardieu, la parole de son ex-épouse Elisabeth Guignot, longtemps retenue, a surgi à l’écran comme une tentative de contrepoint. Mercredi 4 février 2026, dans une émission diffusée sur TMC, elle a accepté de livrer un témoignage nuancé, à la fois personnel et réflexif, où l’affection ancienne se mêle à une lecture critique de l’époque. L’extrait, relayé par Pure People, a aussitôt suscité débats et commentaires.

D’emblée, l’ancienne compagne de l’acteur a tenu à décrire un tempérament qu’elle juge indissociable de l’homme public. Gérard Depardieu, selon elle, serait de ces personnalités qui, par goût de la saillie et de la provocation, s’autorisent l’excès verbal pour « détendre l’atmosphère », quitte à heurter. Elle reconnaît la dimension parfois graveleuse de ses propos, admettant qu’ils puissent choquer, mais revendique une forme de liberté irrévérencieuse qu’elle estime profondément française. « Je ne déteste pas que, de temps en temps, il renverse la table et déboulonne un peu les statues », confie-t-elle, comme pour inscrire ces écarts dans une tradition de truculence nationale, faite de paillardise autant que de sentimentalité.

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Capture d'écran d'Elisabeth Guignot I Source : https://www.dailymotion.com/video/x9zakwc

Capture d'écran d'Elisabeth Guignot I Source : https://www.dailymotion.com/video/x9zakwc

Ce positionnement, loin d’ignorer la gravité du contexte, semble traduire une lassitude face à la controverse permanente. Elisabeth Guignot dit refuser de s’engluer dans une réflexion qui la déprime, préférant s’adresser à ceux qui, selon elle, entendent « autre chose autrement ». Derrière cette formule, affleure l’idée d’une fracture dans la réception publique de la parole de l’acteur : d’un côté, une indignation désormais dominante ; de l’autre, une lecture plus indulgente, attachée à la figure de l’artiste et à son irréductible singularité. « Ce mélange de truculence, de paillardise et de sentimentalité aussi, c'est typiquement français. Peut-être qu'il y a eu une révolte là-dessus, je ne sais pas. J'ai pas envie de m'emmerder à penser à ça parce que c'est... ça me déprime. Je préfère parler à ceux qui entendent autre chose autrement », souligne-t-elle.

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Forte de près d’un quart de siècle de vie commune, elle invoque ensuite l’expérience pour étayer sa défense. Elle rappelle avoir observé, de l’intérieur, la fascination qu’exerçait Depardieu sur son entourage, évoquant « un défilé de gens » — femmes et hommes confondus — prêts à toutes les courbettes pour obtenir une interview ou une proximité. Le contraste avec l’hostilité actuelle lui paraît d’autant plus violent qu’il émane, selon elle, des mêmes admirateurs d’hier. « Les mêmes, maintenant, qui se déchaînent… Ça n’a pas de nom », lâche-t-elle, dénonçant ce qu’elle perçoit comme une volte-face collective.

Dans le même documentaire, évoqué par Paris Match, Elisabeth Guignot est allée plus loin encore, exprimant un regret intime : celui de ne pas avoir parlé plus tôt. Le silence, explique-t-elle, lui semblait alors la seule option, tant « il n’y avait rien à faire ». Aujourd’hui, dit-elle, le temps est venu de témoigner. Son propos se veut sans aveuglement : en vingt-cinq ans, affirme-t-elle, elle a observé, jugé, parfois sans indulgence. Et de brosser un portrait inattendu de l’homme derrière l’acteur : « C’est quelqu’un qui est plein de délicatesse envers les femmes… il est bon. Il y a beaucoup de bonté en lui. »

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L'acteur français Gérard Depardieu (au centre) retourne dans la salle d'audience avec son avocat Jérémie Assous (à droite) après une pause pendant son procès, dans lequel il est accusé d'avoir agressé sexuellement deux femmes lors d'un tournage en 2021, au tribunal correctionnel de Paris, le 26 mars 2025 I Source : Getty Images

L'acteur français Gérard Depardieu (au centre) retourne dans la salle d'audience avec son avocat Jérémie Assous (à droite) après une pause pendant son procès, dans lequel il est accusé d'avoir agressé sexuellement deux femmes lors d'un tournage en 2021, au tribunal correctionnel de Paris, le 26 mars 2025 I Source : Getty Images

Cette défense ne se contente pas d’un plaidoyer affectif ; elle s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur la violence symbolique des retournements d’opinion. Selon elle, l’acteur aurait subi un rejet à la mesure de l’amour qu’il avait suscité. Une dynamique qu’elle attribue à « une question d’époque », marquée par le besoin de « brûler ce qu’on a aimé ». Elle n’épargne pas les femmes dans cette analyse, rappelant qu’elles voyaient souvent Depardieu comme un chasseur, là où elle préférait l’image de l’ours : massif, parfois maladroit, capable d’égratigner, mais aussi de réconforter.

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L’ancienne compagne reconnaît toutefois une part d’incertitude. Si elle affirme qu’il fut sensible au chagrin des femmes, elle admet ne pas savoir s’il l’est encore aujourd’hui. Cette hésitation, loin d’affaiblir son propos, lui confère une tonalité plus humaine, presque mélancolique, comme si le temps et les épreuves avaient altéré une nature autrefois généreuse.

En prenant la parole après la condamnation, l’ex-épouse de Gérard Depardieu n’entend ni nier les faits ni clore le débat. Elle propose plutôt un regard intérieur, subjectif assumé, qui interroge la complexité des êtres et la brutalité des jugements collectifs.

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L’affaire Gérard Depardieu a connu un tournant judiciaire majeur avec la décision rendue par le tribunal correctionnel de Paris. Mardi 13 mai 2025, l’acteur a été reconnu coupable d’agressions sexuelles et condamné à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis. À cette peine principale s’ajoutent deux années de privation des droits d’éligibilité ainsi que l’inscription de son nom au fichier national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. Les juges ont également retenu, fait notable, la notion de « victimisation secondaire », ouvrant droit à une indemnisation spécifique des parties civiles.

Gérard Depardieu comparaissait devant la justice pour des faits survenus en 2021, lors du tournage du film Les Volets verts. Deux femmes avaient porté plainte, dénonçant des agressions sexuelles commises dans le cadre professionnel. Tout au long de la procédure, l’acteur a fermement contesté les accusations, affirmant son incompréhension face aux faits qui lui étaient reprochés.

L'acteur français Gérard Depardieu arrive pour son procès dans lequel il est accusé d'avoir agressé sexuellement deux femmes lors d'un tournage en 2021, au tribunal correctionnel de Paris, le 26 mars 2025 I Source : Getty Images

L'acteur français Gérard Depardieu arrive pour son procès dans lequel il est accusé d'avoir agressé sexuellement deux femmes lors d'un tournage en 2021, au tribunal correctionnel de Paris, le 26 mars 2025 I Source : Getty Images

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Dans leur décision, les magistrats ont reconnu Gérard Depardieu coupable des faits d’agressions sexuelles qui lui étaient imputés et ont motivé leur jugement par une analyse approfondie du déroulement de la procédure. Au-delà des infractions elles-mêmes, le tribunal a mis en lumière un préjudice supplémentaire subi par les parties civiles : celui résultant du traitement judiciaire de l’affaire. C’est dans ce cadre qu’a été retenue la notion de victimisation secondaire.

Le même mercredi alors que l’ex de Gérard Depardieu prenait la défense de son ancien compagnon, un autre témoignage, tout aussi frontal et controversé, est venu raviver les mêmes lignes de fracture au sein de l’opinion publique : celui d’Hapsatou Sy, à la suite de la condamnation de Vincent Cerutti. Là encore, il est question d’intimité revendiquée, de connaissance « de l’intérieur », et d’un refus assumé de voir un homme réduit à une décision de justice, aussi lourde soit-elle.

L’entrepreneure et chroniqueuse a publié un long message sur Instagram, affirmant avoir reçu une multitude de réactions, mêlant soutien, incompréhension et critiques. Hapsatou Sy conteste frontalement l’interprétation judiciaire des faits. Elle affirme disposer d’éléments qu’elle estime incompatibles avec la qualification pénale retenue, décrivant les gestes reprochés comme s’inscrivant, selon elle, dans un contexte réciproque et consenti. Elle évoque une évolution personnelle de l’animateur, qu’elle présente comme transformé et apaisé, et insiste sur le décalage entre l’homme qu’elle connaît et l’image désormais véhiculée par la décision de justice.

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Hapsatou Sy et Vincent Cerutti assistent au « Couture Ball », la soirée organisée par Jean Paul Benielli au Mona Bismarck, le 26 janvier 2018 à Paris, en France I Source : Getty Images

Hapsatou Sy et Vincent Cerutti assistent au « Couture Ball », la soirée organisée par Jean Paul Benielli au Mona Bismarck, le 26 janvier 2018 à Paris, en France I Source : Getty Images

Se définissant comme féministe et engagée de longue date pour la défense des droits des femmes, Hapsatou Sy réfute toute accusation de complaisance envers les violences sexuelles. Elle opère une distinction nette entre la portée nécessaire du mouvement MeToo et ce qu’elle considère comme certaines dérives susceptibles, selon elle, d’affaiblir la crédibilité de la parole des victimes.

Dans plusieurs publications annexes, elle a également partagé des images qu’elle présente comme des éléments contextuels, interprétés par elle comme révélateurs d’une interaction mutuelle. Une démarche qui, si elle vise à nourrir sa défense, a ravivé la controverse et illustré la profondeur des fractures que ces affaires continuent de susciter dans l’opinion publique.

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