Il était allongé et sa femme était en train de pleurer': les affreuses histoires des habitants de Strasbourg

Le choc de la fusillade de Strasbourg demeure véritablement. D’ailleurs, la population témoigne de son ressenti face à la situation.

La «Grande île» de Strasbourg est obligatoirement bien animée à cette période de l’année. Pourtant, la population se laissant aller à l’effervescence de Noël a dû se confronter à l’horreur de la fusillade.

En effet, un tireur a ouvert le feu dans le centre de la capitale alsacienne rapporte Francetvinfo ce 11 décembre. Ce sont les témoignages qui démontrent la répercussion psychologique de cette attaque:

«J'ai vu un homme s'effondrer, j'ai accouru»

raconte un jeune homme.

Un journaliste autrichien ayant assisté à la même scène:

«J'ai vu l'homme avec une plaie au niveau de la tête, à la tempe gauche, il était allongé et sa femme était à côté de lui en train de pleurer »

Il parlait notamment d’un touriste thaïlandais qui avait succombé malgré les efforts des passants pour l’aider. Les proches des victimes sont véritablement bouleversés.

«Je pense à ma petite voisine, la fille du fromager, qui a reçu une balle»

dit Alain Lafont.

Cet habitant de Strasbourg, emporté par ses émotions, était en larmes lorsqu’il s’est adressé à la jeune femme de 18 ans qui a été opérée dans la nuit du mardi à mercredi:

«Jeanne, je pense à toi»

LE CALME AVANT LA TEMPÊTE

Pourtant, cette journée semblait être une journée comme les autres. Une foule qui s’affairait à préparer Noël.

Les témoignages de la population en disent long sur les circonstances, comme Axel et sa femme qui se trouvaient dans la rue des Grandes Arcades et témoignent:

«On s'est engagés dans la rue des Arcades. Devant nous, il y avait deux groupes de personnes tout ça à moins de dix mètres. Là la personne (le tireur, NDLR) est arrivée direction de la place Kléber, elle a sorti son arme de poing et elle a commencé à tirer trois fois».

UNE DOUBLE TRAGÉDIE POUR LA FRANCE

Outre les attentats, le mouvement des gilets jaunes fait aussi des victimes.

À l’instar de ce gilet jaune tué par un camion qui augmente d’autant plus le nombre de décès.