Accusés de viol : deux officiers de la PJ parisienne brisent leur silence

Les deux ex officiers de police de la PJ parisienne, accusés d'avoir violé une touriste canadienne au printemps 2014, ont comparu devant le tribunal des assises ce lundi 14 janvier. Près de 5 ans après les faits, ils continuent de clamer leur innoncence.

L’affaire qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque a commencé le 22 avril 2014. Emily S. avait rencontré les policiers de la BRI dans un pub voisin du 36 quai des Orfèvres.

Après une soirée bien arrosée, la touriste canadienne accompagnée de ses nouvelles connaissances décide de monter dans les bureaux du «36», pour une visite nocturne des célèbres locaux de la police judiciaire parisienne.

Au lendemain de la soirée festive accusera 4 policiers de l’avoir violée. «Quatre policiers m'ont violée avec condoms (préservatifs)», a-t-elle raconté dans ses premières déclarations aux enquêteurs, le 23 avril au matin.

Source : Flickr

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Ce lundi la victime présumée s’est de nouveau retrouvée face aux deux auteurs des faits qui malgré plusieurs preuves matériels, continuent de clamer leur innocence. Nicolas R., 49 ans et Antoine Q., 40 ans reconnaissent «un contact avec madame» mais nient toute accusation de violence.

Source : Wikimedia

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Invité à venir livrer sa position, le premier policier a déclaré à la barre : «Je plaide non-coupable. J’espère pouvoir démontrer mon innocence pendant ces trois semaines de procès et reprendre une vie normale. Au-delà des complications professionnelles, ça a été un cataclysme dans ma vie. J’ai une fille adolescente et c’est très dur de lui expliquer ça. Et depuis cinq ans, je suis au placard.»

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Son collègue lui a succédé avec la déclaration suivanate : «Cela fait cinq ans qu’on est affublé d’un costume… abject. Comme mon camarade, je vais essayer de montrer que je suis innocent. J’ai eu effectivement un contact avec madame. Mais je n’ai jamais fait ce qu’elle a dit.»

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Le président a ainsi résumé cette audience : «L’existence de pénétrations sexuelles sur Emily S. est établie. Les versions divergent quant à leur nombre et quant à leur caractère consenti ou pas.» avant de rappeler :

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« Nicolas R. a reconnu une fellation consentie, pas aboutie en raison d’une panne. Antoine Q., dont les déclarations ont évolué, une pénétration digitale dans la voiture. »

Selon son avocate Sophie Obadia, Emily S. souffre toujours d'un choc post-traumatique. «Elle ne travaille plus, elle est retournée vivre chez ses parents».

Les policiers, qui avaient été suspendus quand l'affaire a été révélée, ont eux repris le travail, dans un autre service, rapporte Tribune de Genève.

UN CÉLÈBRE ACTEUR FRANÇAIS ACCUSÉ DE VIOL

L'été dernier, c'est un célèbre acteur français qui a été accusé de viol sur la fille de son ami.

L'avocat de Gérard Depardieu est convaincu de l’innocence de son client. L’acteur est accusé de viol sur une personnalité qui n’est pas totalement inconnue.

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