Le maire français d'Angy accuse Emmanuel Macron de "faire campagne aux frais de l'État" (Video)

Suite à la proposition du président de la République, Emmanuel Macron, pour le grand débat national, certaines voix se sont élevées. Notamment celle de René Revol, maire France insoumise. Ce dernier accuse le président Macron de faire campagne aux frais de l’État. C’est à Souillac qu’il dénonce cette "mascarade".

Lors du nouveau débat marathon de six heures, le président Emmanuel Macron avait reçu une standing ovation. Seulement, il n’a pas convaincu tout le monde à Souillac.

En effet  600 maires d’Occitanie étaient présents ce vendredi lors de cet évènement.

Parmi eux, René Revol, Maire France insoumise de la commune des Grabels dans l’Hérault.

Il avait fait le déplacement dans le Lot afin de faire part au président de la situation sociale du pays tout en relayant les revendications des gilets jaunes.

Seulement, l’édile avait dénoncé une mascarade face à cet exercice de démocratie participative. D’après lui, ce n’est qu’une occasion pour le président de faire campagne aux frais de l’État.

"À quoi a-t-on assisté? À un soi-disant débat. Le président Macron a eu l'audace de dire que c'était un débat sans filtre. Or il n'y a eu que des filtres"

avait-il partagé.

RENÉ REVOL POINTE LA DÉMOCRATIE DU DOIGT

René Revol avait confié sur la vidéo

"Aucun citoyen présent, des barrages à plus de 10 kilomètres, des contrôles d'identité dans tous les sens... [...] Qui présidait le débat?

Un ministre [Sébastien Lecornu, NDLR]. [...] Qui choisissait les intervenants par département? Les préfets du département. Vous imaginez un débat présidé par un ministre avec les préfets qui choisissent ceux qui doivent intervenir?"

Ce membre du Parti de Gauche, fondé par Jean-Luc Mélenchon affirme que ce débat est juste une campagne aux frais de l’État.

"Des milliers de gendarmes, de policiers, tous les moyens de réception, toutes les autorités [...] présidents de région, ministres, députés de toute la région... Tous ces gens mobilisés pour entourer deux petites centaines de maires dont une toute petite partie a pu parler".

"Nous avions joué le jeu, et puis en fait on s'aperçoit qu'il n'y a pas de débat",

Il a ensuite conclu en faisant un appel à poursuivre les manifestations de manière pacifique.

source : Emmanuel Macron |   Photos GettyImages

source : Emmanuel Macron | Photos GettyImages

En outre, de nombreux édiles avaient interpellé le président Macron sur l’état du pays comme Christian Venries, Marie de Saint-Cirgues

"J'espère que vous n'êtes pas dans la posture du 'dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer'. (...) Arrêtez de stigmatiser, opposer, mépriser, cela ne fait que générer de la violence".

source : Emmanuel Macron |   Photos GettyImages

source : Emmanuel Macron | Photos GettyImages

Il faut dire que ce genre de situation n’est pas vraiment isolé à l’égard du président Macron.

Cela nous rappelle notamment l’accusation d’Yann Moix envers le président de la république pour acte pornographique.

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