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27 février 2019

L'écolière de 14 ans, qui a été victime de tentative de kidnapping dans le Morbihan, a en fait menti

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Morhiban: La collégienne de 14 ans, victime d’une tentative d'enlèvement le 4 février dernier à Plouay, a effectivement inventé l'histoire, selon le parquet de Lorient.

Le 4 février, une adolescente de 14 ans du collège Marcel-Pagnol, à Plouay dans le Morhiban, a suscité un énorme appel à témoins et occasionné la mobilisation massive de gendarmes dans la commune, après avoir déclaré être victime d'une tentative de kidnapping.

Selon l’adolescente, elle avait pu réussir à mettre son agresseur en fuite après l'avoir frappé à l'entrejambe, grâce à ses compétences dans le domaine du kickboxing. Immédiatement, son histoire est devenue virale et a fait le tour de la Toile, semant l'inquiétude chez de nombreux ménages en Bretagne.

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La jeune fille a même fait dresser un portrait-robot de son agresseur qu'elle a décrit comme une quinquagénaire au "visage creusé", qui a ensuite été partagé à travers tout le territoire de la France.

"Vives inquiétudes après la tentative d’enlèvement d’une collégienne" et "Tentative d’enlèvement d’une collégienne : une enquête ouverte", ont alerté respectivement Ouest-France et le Télégramme.

Map des limites communales de Plouay. | Wikimedia Commons

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"Elles ont menti en connaissance de cause."

-Laureline Peyrefite, procureure de Lorient.

UNE INVENTION DE L'ADOLESCENTE

Vingt-deux jours après le témoignage de la jeune fille, le Parquet de Lorient, interrogé par Ouest-France, a déclaré que tout a été un "bobard" qui coûte déjà très cher.

Portrait de jeune femme disant des mensonges sur portable. | Shutterstock

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"Les investigations menées par la Brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Lorient dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte pour des faits de tentative d’enlèvement d’une jeune fille de 14 ans à Plouay ont permis d’établir que la plainte de la jeune fille était mensongère et qu’aucun fait de cette nature n’avait été commis à son égard", confirme la procureure Laureline Peyrefite.

CONVOQUÉES DEVANT LE JUGE DES MINEURS

L’adolescente n'était pas seule dans la fabrication de ce mensonge, car une amie a elle avait confirmé la déclaration mensongère selon laquelle la collégienne a été accostée alors qu’elle était en pleine course d’orientation, le lundi 4 février dernier au matin, à Plouay. Les deux adolescentes "ont toutes les deux reconnu avoir menti en connaissance de cause".

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Elles sont convoquées devant le juge des enfants dans les prochains jours pour être mise en examen pour "dénonciation d’infraction imaginaire". Leur délit est passible d'une peine qui peut même aller jusqu'à six mois d'emprisonnement.

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