Un homme de 67 ans a eu une amende de 4000 euros pour avoir menacé les Macron

Mercredi dernier, un homme de 67 ans a été condamné à une amende de 4000 euros pour avoir menacé et insulté Emmanuel et Brigitte Macron dans des lettres entre septembre et décembre 2018.

Suite aux propos du président Emmanuel Macron aux Italiens, un homme de 67 ans avait envoyé des lettres d’insultes et de menaces à la famille Macron.

"Nous allons te tuer", "prépare ta mort", "président pédale", "Brigitte la vicieuse",

tels étaient les contenus de ses lettres. Et en plus de cela, il lui a envoyé également des courriers qui comportaient des insultes homophobes.

L’auteur de ces lettres était un père de famille italien. Pour cacher son identité, il avait signé ses envois avec le nom de son médecin et celui de son voisin.

Après une enquête des policiers de la sous-direction antiterroriste, ils ont rapidement établi que ces lettres venaient d'un seul individu.

Au début de l'enquête, l'homme ne se souciait pas des conséquences de son acte mais après une enquête approfondie avec les soupçons du voisinage, sa femme a été interpellée. En garde à vue, son épouse a reconnu son écriture sur les lettres.

L'HOMME COUPABLE

L’homme, père de famille et consultant reconnu dans la chimie, a reconnu avoir envoyé plusieurs lettres à l’Élysée entre septembre et décembre 2018, menaçant explicitement Emmanuel et Brigitte Macron.

"J’ai fait une bêtise, j’ai fait ça sans penser aux conséquences."

Le parquet avait déposé ses réquisitions : une peine "d’avertissement" de six mois avec sursis, ainsi qu’une amende de 1.500 euros, pour cet homme de 67 ans inconnu de la justice. Mais cela lui a été refusée.

Pour avoir menacé le couple présidentiel, le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) a condamné l'italien à une amende de 4000 euros.

MOTIFS DE CES LETTRES

L'inculpé a expliqué la raison de ses insultes à la barre. Apparemment, c'était par patriotisme si l’Italien avait mal agi.

"J’ai écrit ces lettres suite aux insultes du président vis-à-vis des Italiens"

"Il a qualifié le gouvernement italien de populiste et la gendarmerie française est intervenue plusieurs fois en territoire italien pour ne pas garder des migrants".

Le président français Emmanuel Macron reçoit la chancelière allemande Angela Merkel au Palais de l'Elysée à Paris | Photo / Getty Images

Le président français Emmanuel Macron reçoit la chancelière allemande Angela Merkel au Palais de l'Elysée à Paris | Photo / Getty Images

La présidente lui a dit ce qu'il aurait dû faire face à son désaccord et son mécontentement.

"Vous pouvez écrire à l’Élysée pour exprimer une opinion politique mais quand on n’est pas d’accord, on n’insulte pas, on ne menace pas".

Dans son réquisitoire, la procureure a souligné la tendance à la "banalisation" et à la "minimisation" des faits par le prévenu, qui "a mis le nom de ses voisins sur les courriers et il est resté silencieux lorsqu’ils ont été interpellés par la police".

Son avocate a défendu "un homme éduqué" qui a agi sous le coup d’une "colère qu’il n’a pas su maîtriser".

Le président français Emmanuel Macron reçoit la chancelière allemande Angela Merkel au Palais de l'Elysée à Paris | Photo / Getty Images

Le président français Emmanuel Macron reçoit la chancelière allemande Angela Merkel au Palais de l'Elysée à Paris | Photo / Getty Images

UNE AUTRE INSULTE DANS LA FAMILLE MACRON

Le couple présidentiel n'a pas été le seul à avoir été victime d’insultes. En effet, le neveu de Brigitte Macron, qui est propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux, a reçu aussi, à son tour, des menaces et des insultes.