Christophe Castaner se repent après la nuit au Club : "Je vois la hargne, je le regrette"

Après avoir été photographié en train d'enlacer une jolie blonde dans une boîte de nuit le samedi 9 mars, après l’acte 17 des gilets jaunes, Christophe Castaner a assumé les images publiées par Closer et Voici.

Le samedi 9 mars a été un jour de détente et plaisir pour Christophe Castaner. Car, au soir de la 17ème journée de mobilisation des gilets jaunes en France, le ministre de l'intérieur a passé une soirée dans une boîte à Paris, dont les scènes seront rapidement rendues public par les magazines Closer et Voici, scènes que le ministre aurait préféré garder pour lui seul.

Reçu ce mardi par Nicolas Demorand et de Léa Salamé sur France Inter pour parler des mesures prises par le gouvernement suite aux actes de violences commis samedi dernier sur les Champs-Elysées, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a eu à répondre à certaines questions sur ces publications qui font polémique tandis qu'il était à l'antenne.

"JE ME SUIS RENDU À UN ANNIVERSAIRE"

A la question de Nicolas Demorand : "Est-ce-que vous vous dites que c'était a posteriori une erreur et qu'il aurait fallu éviter ce type d'images quand on a vos fonctions ?", l'homme politique a reproché à son interlocuteur de continuer les informations parues dans la presse people avant d'apporter des précisions.

"Je me suis rendu à un anniversaire. Non pas dans une boîte de nuit, mais dans un restaurant. (...) La réalité, c'est un restaurant, connu à Paris, dans lequel je me suis rendu",

a-t-il précisé.

Mais, si ce dernier a exprimé des regrets à propos de l'ampleur qu'a pris cette affaire, il exprime surtout des regrets pour le fait qu'aujourd'hui, la presse people perçoit aller dans un restaurant pour rejoindre un anniversaire, comme un sujet polémique, "y compris sur votre antenne", a-t-il conclu.

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, est l'invité du Grand Entretien du 7/9 de France Inter avec Nicolas Demorand et Léa Salamé. | Youtube/ France Inter

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, est l'invité du Grand Entretien du 7/9 de France Inter avec Nicolas Demorand et Léa Salamé. | Youtube/ France Inter

IL REGRETTE LE DÉVELOPPEMENT DE LA HARGNE

Invité sur le plateau de LCI, l’homme politique a tout assumé en déclarant au micro de David Pujadas qu'un ministre de l’Intérieur est ministre 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Toutefois, il signale qu'il lui arrive d’aller au restaurant, et d’avoir un peu d'intimité, ce qu'il pense être "assez sain".

Cependant, le politicien s'est dit désolé pour l'acte qu'il a commis et a affirmé qu'il ne le referait pas si l'opportunité se présentait encore à lui car, il est conscient de la violence de la polémique et de l’atteinte à sa vie privée.

"Il arrive à un ministre de l’Intérieur d’accepter une invitation à un anniversaire en fin de journée – surtout quand la journée c’est bien passée – mais objectivement, quand je vois comment la hargne s’est développée, je le regrette",

se lamente-il.

Toutefois, il déplore le fait que la déclaration de Benoît Hamon sur RTL, un journal people bien connu, savoir qu'il avait "enchaîné les shot de vodka" ait été repris par "un responsable de parti politique qui parlait d’alcoolisme". Une réaction qui le pousse à se demander "dans quel monde on vit".

L'IDENTITÉ DE LA JEUNE FEMME DÉVOILÉE

Si dans un premier temps, tout le monde croyait que la jeune femme que Christophe Castaner a embrassée était une parfaite inconnue, dans un second il a été révélé, selon les informations de Closer, qu'il s'agissait en réalité de l'une de ses anciennes collaboratrices. Elle s'appelle Clara S., est une femme de 31 ans, née en 1988 à Neuilly-sur-Seine, en région parisienne et est détentrice d'un diplôme en sciences politiques.

Elle avait rejoint le service événementiel du Consulat général de France à New York au début des années 2010 avant d'effectuer un bref passage par la chaîne de télévision BFMTV. Ensuite, Clara S. devient suppléante d'un candidat UMP (Union pour un mouvement populaire) en région parisienne, pour les élections législatives de 2017.

Mais, elle s'engagera auprès de La République En Marche, ou elle est rapidement devenue conseillère auprès du délégué général après la défaite de son candidat de l'UMP. Lorsque ce dernier est devenu porte-parole du gouvernement, elle l'a suivi en reprenant son poste de conseillère auprès du nouveau délégué général de LaREM.