Banque de France : le pouvoir d'achat des Français a augmenté de 20% depuis 1999

Dans sa lettre annuelle adressée au président de la République, le gouverneur de la Banque de France défend les effets positifs de l’euro pour les Français.

20 Minutes ayant pris connaissance du courrier en avant-première a présenté les principaux arguments qu’il contient.

A quelques semaines des élections européennes, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a dressé un bilan de la monnaie unique, vingt ans après sa création.

Il estime que l'instauration de l'euro en 1999 a favorisé la stabilité des prix, mais reconnaît des crispations sur le pouvoir d'achat.

"Dans la perception des Français, le passage à l’euro s’est accompagné d’une hausse des prix significative"

relève François Villeroy de Galhau.

Pourtant, "depuis 1999, les prix augmentent nettement moins vite en France (…), seulement 1,4 % par an en moyenne", contre 2,1% en moyenne entre 1986 et 2001."

"L'euro a délivré ses deux promesses fondatrices: la stabilité des prix avec une inflation moyenne de 1,7% par an en Europe", soit trois fois moins que dans les vingt années précédentes, "et la stabilité des changes", souligne le gouverneur de la Banque de France.

Une stabilité favorable aux citoyens, notamment en France. D'après la Banque de France, le pouvoir d'achat des Français a ainsi augmenté de 20% entre 1999 et 2018, contre 12% en zone euro. Et 2019 devrait renforcer cette dynamique, avec une croissance du pouvoir d'achat attendue "autour de 2%".

DE NOUVELLES MESURES DU GOUVERNEMENT EN FAVEUR DU POUVOIR D'ACHAT

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé des nouvelles dispositions mardi 5 mars dernier. Les trois mesures visent à doper la concurrence au profit de tous et améliorer le pouvoir d’achat des Français.

Lors de son discours marquant le 10e anniversaire de l'Autorité de la concurrence, Édouard Philippe a évoqué quelques mesures pour "doper la concurrence et améliorer le pouvoir d'achat des Français".

Le chef du Gouvernement estime que "le temps est venu de résorber quelques-uns de ces angles morts du pouvoir d'achat" tout en constatant la hausse des dépenses des ménages.