Le petit Tony, 3 ans, battu à mort à Reims : son beau-père, sa mère et une voisine traduits en justice

En novembre 2016, le petit Tony, âgé de trois ans, est décédé des suites de violences de la part de son beau-père.

Le samedi 26 novembre 2016, le petit Tony, trois ans, est décédé à Reims. Sa mère, âgée de 19 ans, a contacté les pompiers après que son fils ait perdu connaissance.

À leur arrivée, les pompiers ont vu que le corps de l'enfant présentait de nombreux bleus. Malgré les efforts des secouristes, Tony est décédé à son arrivée à l'hôpital.

Deux heures plus tard, le beau-père de l'enfant a été arrêté après que les pompiers aient prévenu la police.

"Cet enfant a été victime manifestement pendant plusieurs semaines, un mois à un mois et demi, de coups répétés de la part du compagnon de sa mère", a déclaré le procureur de la république.

L'enfant présentait des bleus sur tout le corps et avait le nez cassé.

"L'enfant était couvert de bleus et d'hématomes au moment de l'autopsie, mais les causes de la mort sont une rupture de la rate et du pancréas antérieurs à 48 h, liés à des coups à l'abdomen"

La mère avait avoué que son compagnon frappait son fils depuis plus d'un mois, mais qu'elle n'avait rien dit car elle craignait de perdre son enfant.

Aujourd'hui, en avril 2019, le beau-père vient d'être envoyé devant la cour d'assises pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et "violences habituelles".

Caroline Létoile, la mère de Tony, devra également comparaître pour "non-assistance à personne en péril" et "Non-dénonciation de mauvais traitements".

"Je n’ai jamais vu un rapport d’autopsie aussi dégueulasse..." a déclaré une source proche du dossier.

L'un des voisins est aussi inquiété. L'homme de 33 ans vivait en dessous de l'appartement de la victime, et a reconnu avoir entendu "beaucoup de choses : des bruits, des cris ou des paroles laissant penser à de telles violences."

Par crainte des représailles, il n'est cependant pas intervenu. La juge d'instruction a souligné que s'il l'avait fait, le petit garçon serait peut-être encore en vie.

Cependant, afin d'éviter une confrontation avec les autres accusés, son cas a été dissocié de celui de Loïc Vantal et Caroline Létoile. Il sera entendu dans un autre tribunal.

Loïc Vantal, le principal accusé, est toujours en détention provisoire et a reconnu avoir porté des coups sur l'enfant. Le psychiatre qu'il a consulté par le biais de la police a émis l'hypothèse qu'il considérait Tony comme un "rival".

Caroline Létoile a été remise en liberté provisoire. Elle risque 5 années de prison. Loïc Vantal en risque quant à lui une trentaine.

UNE MAMAN DÉNONCE SON FILS A LA POLICE

Dans une autre histoire, une mère a dénoncé son propre fils à la police car elle ne pouvait plus supporter de le voir battre sa petite-amie. Pour cette raison, et malgré l'amour qu'elle ressent pour son fils, la mère a décidé de le remettre entre les mains des autorités.

Image illustrant les violences / Source : Pixabay

Image illustrant les violences / Source : Pixabay