Le traitement d'un patient bloqué faute de pénurie à l'hôpital

Âgé de 68 ans, Jean-Marie Semet lutte contre le cancer de la vessie. Cela fait déjà un mois et demi que le médicament ayant pour but d’éviter le retour des tumeurs n’est plus disponible.

Comme indique BFMTV, le 27 février dernier, Jean-Marie Semet a été opéré afin de retirer une tumeur cancéreuse. Suivent alors les séances de chimiothérapie pour éviter le retour du cancer.

"J'avais fait ma cinquième séance quand les infirmières m'ont dit: 'Pour la semaine prochaine, on vous avertira car ce n'est pas sûr qu'on ait les produits à vous injecter'", explique le patient.

D’après l'urologue François Desgrandchamps, ces tumeurs se propagent dans presque 20% des cas et peuvent même gagner le reste du corps.

"Je ne voudrais pas que ça empire"

L’ingrédient miracle pour éviter que la maladie revienne, c’est l'amétycine. Malheureusement, ce principe actif est en rupture de stock depuis le 9 mai. Cela inquiète beaucoup Jean-Marie:

"Depuis six semaines, je suis bloqué. Ils m'avaient prescrit huit séances en tout, j'en suis à cinq et j'attends désespérément."

Aucune information transmise

Pour être tenu informé de la suite des événements ou du retour des médicaments, le patient téléphonait régulièrement aux infirmières. Il y a six semaines, sûrement lassés par son insistance, les équipes hospitalières lui fournissent comme seule réponse:

" On vous a dit qu'on vous appellerait."

Depuis ce jour, il n’a plus reçu aucune nouvelle.

"C'est quand même malheureux, une situation comme ça en France"

Rappelons que, même s’il y a eu de récentes découvertes permettant d’espérer une future immunothérapie, la chimiothérapie est pour l’instant la seule alternative existante à la radiothérapie, connue pour avoir de nombreux effets secondaires.

C’est pourquoi Jean-Marie a essayé par tous les moyens possibles, sur les réseaux sociaux, auprès des députés et même auprès de la ministre de la Santé à l'Assemblée, d’obtenir une réaction, quelle qu’elle soit. Pourtant, le citoyen français ne trouve aucune aide ni pour lui, ni pour les autres patients.

Comme un appel à l’aide, le patient ajoute ces mots:

"Quelque part, c'est quand même un cancer, je pense que c'est quelque chose d'assez important pour que ce soit pris en compte."

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