La capitale de Chili, Santiago en état d’urgence

Le samedi 19 octobre 2019, le président chilien Sebastian Pinera a proclamé l'état d'urgence à Santiago à la suite d'une journée de confrontation, qui a été marquée par les manifestations contre la hausse du prix du transport. L'homme politique a assigné à un militaire la responsabilité de garantir la sécurité afin de canaliser les manifestants.

Depuis le vendredi 18 octobre 2019, Santiago a connu de terribles affrontements, les plus violents jamais vus depuis des années, opposant les armées aux manifestants qui protestaient contre la hausse des prix des transports.

En réponse à ces affrontements, Sebastian Pinera a décrété l'état d'urgence et a ordonné à un militaire la responsabilité de la sécurité.

Le Président du Chili, Sebastián Piñera, prononce une conférence de presse au Palais La Moneda, à Santiago du Chili. | Photo : Getty Images

Le Président du Chili, Sebastián Piñera, prononce une conférence de presse au Palais La Moneda, à Santiago du Chili. | Photo : Getty Images

“J'ai décrété l'état d'urgence et, à cette fin, j'ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l'état d'urgence”,

a indiqué l’homme politique lors d'un discours au palais gouvernemental. 

Les manifestants ont incendié pas moins de 16 autobus et ont détruit quelques dizaines de stations de métro. La police a signalé plus de 180 interpellations et a connu 57 blessés dans leur rang.

Les confrontations se sont intensifiées quand la nuit est tombée. Le bâtiment de la compagnie d'électricité Enel et une succursale de Banco de Chile, ont été brûlés alors qu’ils se situent dans le centre-ville.

Les pompiers ont déclaré qu'ils avaient réussi à gérer l'incident, affirmant que personne n'avait été blessé. Un supermarché voisin a également été pillé et plusieurs stations de métro ont été bombardées avec des cocktails Molotov.

TIRS À BALLES RÉELLES CONTRE LES MANIFESTANTS

Le président Sebastian Pinera a souligné dans une interview radiophonique le fait que les manifestants sont des criminels :

“Ce désir de tout casser n'est pas une protestation, c'est criminel”.

Dans différents quartiers de la ville, ils ont dressé des barricades et ont affronté les forces de l'ordre, qui se servaient de canons à eau et de gaz lacrymogène. 

Les internautes ont posté des vidéos sur leurs comptes Twitter non vérifiés, qui montrent des tirs à balles réelles des forces de l’ordre sur les manifestants.   

Un cas assez similaire où les manifestants ont fait rage a eu lieu en mai 2019 en France.

L'hôpital du 13e arrondissement a été victime d'une attaque lors des manifestations par des individus cagoulés. La journée a été rythmée par de fortes tensions entre les manifestants et la police, mais aussi, par les débordements déclenchés dans la ville de Montparnasse. 

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