1er mai : un hôpital du 13ème arrondissement attaqué durant les manifestations par des individus cagoulés

Acte choquante ce 1er mai 2019 avec l'irruption de plusieurs individus dans un hôpital du 13ème arrondissement de la capitale parisienne.

Les événements du 1er mai de cette année restera sûrement longtemps dans les souvenirs de la population française.

La journée a été marquée par de grosses tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre mais surtout par les débordements qui se sont produits à Montparnasse.

En fin d'après-midi, aux alentours de 16h30, un scénario inimaginable s'est produit. De nombreux individus qui portaient des cagoules ont essayé de faire irruption dans un hôpital, celui de la Pitié-Salpêtrière.

Une tentative qui a failli devenir une histoire cauchemardesque. Heureusement, les agents des forces de l'ordre ont pu repousser les assaillants juste au moment qu'une partie des individus ont essayé de s'introduire dans  un service de réanimation.

Tout le personnel de l'hôpital ne pouvait penser et se préparer à de tels actes et sont sous le choc "que l'hôpital puisse devenir une cible." Des actes qui ont été blâmés partout sur la toile et de nombreuses personnes qui ont donné leurs avis.

Marie-Anne Ruder, la directrice de l'hôpital a raconté avec de nombreux détails sur ce qu'ils ont vécu au micro de LCI :

"Ils sont entrés par le portail après avoir forcé la porte. Certains sont passés par le portail et d’autres ont enjambé les grilles",

a-t-elle déclaré avant de parler des gens qui se sont dirigés au 1er étage, là où se trouvait le service de réanimation :

"C’est là qu'ils ont essayé de forcer la porte. Nos personnels étaient dehors en train de tenir et de leur dire qu’ils ne pouvaient pas rentrer",

a-t-elle dit pour ensuite parler de l'identité de ces personnes :

"On comptait des gens en Gilets jaunes, des manifestants en tenue civile, et des personnes au visage entièrement masqué."

Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur n'a pas tardé à se rendre sur place. Il a déclaré que c'était l'œuvre de militants anticapitalistes ultragauche, des "black blocs". Le premier flic de France a par la suite fait une publication par le biais de son compte Twitter :

"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République.",

peut-on lire sur son post.

Actuellement, trente personnes ont été interpellées par la police

Après les manifestations de ce 1er mai, un journaliste témoigne après avoir été touché par des projectiles des Gilets jaunes.