Affaire Fiona : La mère veut se faire hypnotisée pour se rappeler où elle avait enterré le corps de sa fille ?

La mère de Fiona, dont le corps n'a jamais été retrouvé, veut être hypnotisée pour localiser le lieu où, elle et son compagnon à l'époque auraient enterré le corps de leur fille il y a 5 ans.

Closer nous parle d’une demande assez étrage de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, morte sous les coups de sa mère et son beau-père en mai 2013.

Cinq ans après la mort de la petite Fiona, l'affaire continue de faire parler d'elle. Cécile Bourgeon et son ex-compagnon Berkane Makhlouf ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle pour "coups mortels aggravés" sur Fiona en février dernier.

Cependant le corps de la fillette n’a toujours pas été retrouvé. Voilà pourquoi, selon le rapport recent du Parisien, Cécile Bourgeon a fait une demande à être hypnotisée.

Ainsi elle espère voir remonter des "souvenirs plus précis" du jour où elle a enterré le corps de sa fille dans une forêt près du lac d’Aydat.

"Notre cliente souhaite simplement apporter une sépulture décente à sa fille. On ne peut la suspecter d’être dans une démarche utilitaire. Si on retrouve le corps, cela n’aura pas d’incidence sur le verdict", ont expliqué au Parisien les avocats de Cécile Bourgeon, Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie.

"Nous cherchions un médecin dont l'expertise serait incontestable. On l'a trouvé, il est d'accord et très motivé. (...) Si notre cliente livre sous hypnose des informations précises, nous les transmettrons au parquet général.", ajoutent-ils.

Mais comme l’a indiqué une magistrate, en France, un témoignage obtenu sous hypnose "n'est pas recevable. Il n’existe donc pas d’expert judiciaire dans ce domaine". 

Un cas de telle pratique est tout de même connu dans l’affaire d’un homme mis en examen pour le meutre de sa femme dans le Gard en 2001. Après avoir été entendu sous hypnose, un arrêt de la Cour de cassation de 2001 avait ainsi annulé sa mise en examen. 

Mais dans le cas de Cécile Bourgeon, "l'enjeu ne porte pas la culpabilité", souligne Le Parisien, mais bien d'aider à la découverte du corps de Fiona.