"Mon fils est un prédateur" : La confession déchirante d'une mère dont le fils adolescent a tué sa propre petite soeur

C'était le soir du dimanche 4 février 2007, se souvient cette femme de 43 ans, aux cheveux bruns coupés court. Le Super Bowl, la finale du Championnat de football américain venait de se terminer. Trois policiers sont entrés dans le Buffalo Wild Wings d'Abilene où je travaillais et ont demandé à me parler.

AmoMama vous fait part de cette confession rapportée par Good House Keeping.

Ils m'ont fait asseoir, avant de m'expliquer que ma fille avait été tuée. Je me suis évanouie. Ils ne m'ont dit comment elle était morte que lorsque je suis revenue à moi. Paris, mon fils de 13 ans, l'avait assassinée.

A 17 ans, j'étais déjà accro à l'héroïne. Je n'arrivais pas à décrocher. Alors, je me suis posé un ultimatum. Je me suis donné trois mois avant de me suicider par overdose." Un événement devait tout changer. "Je suis tombée enceinte. Paris est né en octobre 1993, c'était un bébé magnifique. Et il me sauvait la vie.

Source: Wikimedia Commons

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J'ai fait des petits boulots pour subvenir à mes besoins, tout en poursuivant mes études à l'université. Ma mère gardait Paris quand j'avais besoin d'une nounou. Quelques années plus tard, j'ai rencontré un homme. Je suis tombée à nouveau enceinte. Quand j'ai pris Ella pour la première fois dans mes bras, je me suis sentie envahie par un sentiment d'amour intense pour ma petite fille.

Lorsque j'ai rechuté et me suis droguée à la cocaïne pendant une période de six mois, Paris avait 11 ans. C'était un enfant incroyablement intelligent. Il adorait sa petite sœur. Il n'a jamais montré de tendances violentes. Jusqu'au jour de 2007 où il a déchaîné l'enfer. Ce 4 février, vers 16 h 30, au moment de partir au travail, Ella qui prenait son bain sous la surveillance d'une baby-sitter m'a réclamé un bisou.

Je l'ai embrassée. C'est mon dernier souvenir d'elle. Quelques instants plus tôt, je m'étais accrochée avec Paris qui avait dépensé tout son argent de poche, mais la dispute ne me paraissait pas grave. Vers 22 heures, Paris a réussi à convaincre la baby-sitter qu'elle pouvait rentrer chez elle.

Après son départ, il est allé chercher un couteau dans la cuisine et a poignardé Ella à dix-sept reprises. Il a appelé le 911 lui-même. Lorsque je suis rentrée, notre maison était cernée par les voitures de police. J'ai dû attendre à l'extérieur, en grelottant, que les enquêteurs terminent leurs investigations.

Le jour se levait à peine lorsqu'ils ont sorti Ella dans une housse noire, zippée jusqu'au menton. Je l'ai vue. Du sang sortait de sa bouche. Je lui ai juré que quelque chose de positif sortirait de cette horrible histoire. Que je ferais ça en sa mémoire.

Après son arrestation, Paris avait d'abord déclaré avoir eu une hallucination, mais il a ensuite avoué qu'il avait poignardé sa petite sœur pour se venger de moi. Il ne m'avait pas pardonné d'avoir retouché à la drogue.

Son intention, au départ, était d'attendre mon retour pour me tuer moi aussi. Mais il s'est dit qu'il préférait que je souffre durant le restant de mes jours, plutôt que j'agonise pendant quinze minutes.

Son prénom symbolise un nouveau départ. Je vivais avec les morts, et ce bébé m'a ramenée du côté des vivants. Paris écrit des lettres à Phoenix. Il souhaite que je les lui donne quand il aura 12 ou 13 ans. Mais je ne crois pas que je vais laisser celui qui a tué ma fille s'adresser à mon fils

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