"Mon bocal récupère l'eau de pluie" Ils vivent à Paris dans des appartements plus petits que des ascenceurs

Des locataires parisiens se retrouvent à devoir vivre dans des appartements allant de 6 à moins de 1m². 

Une situation extrêmement difficile pour de nombreuses personnes souffrant aux mains de "marchands de sommeil".

José, un homme de 71 ans fait partie de ces locataires qui vivent dans des "micrologements". Et pour lui, pas question de confort ni même de pouvoir se déplacer facilement. 

C'est à quatre pattes qu'il se mouvoit et dans un sac de couchage posé à même le sol qu'il dort. Et pour la douche, il est obligé de se rendre à la piscine municipale.

Des conditions de vie déplorables que l'ancien "bibliothécaire chercheur" a supportées pendant 25 longues années mais qui ne lui conviennent plus aujourd'hui.

"C’est dans ce coin que je déplie tous les soirs mon 'lit portatif' (un simple sac de couchage)" explique-t-il en montrant un coin sous la mansarde entourée de livres. "Et là, c’est mon bocal qui récupère l’eau de pluie qui s’infiltre par ce trou", ajoute-t-il.

Et c'est pour la coquette somme de 250 euros que José loue cet espace exigu de 0,9 mètres carrés soit dix fois plus petit que l'habitation la plus petite autorisée par la loi.

Thérèse, une aide à domicile âgée de 28 ans est malheureusement dans une situation similaire.

" Il n’y a qu’une toilette à la turque pour toutes les chambres de l’étage et c’est dégueulasse. Du coup, moi je vais aux toilettes du KFC à côté" explique la jeune femme pour donner une idée de ses conditions de vie.

Malheureusement, elle se retrouve obligée de rester dans cette situation faute de mieux: "Je resterai aussi longtemps que j’aurai besoin d’avoir un toit sur la tête et que je ne trouverai rien d’autre mais c’est la dépression ici".

C'est dans une chambre de quatre mètre carrés que Thérèse vivote. Une habitation ridicule qu'elle paye 480 euros par mois.

Cependant, elle et les autres personnes qui habitent dans ces véritables compartiments ont décidé de se battre et de traîner leur "marchand de sommeil" en justice ave cle soutien de  la Fondation Abbé Pierre.

Pour l'instant, plusieurs "appartements" de l'immeuble ont été frappés d'interdiction d'occupation mais il semblerait que le propriétaire ne soit pas très enclin à les faire appliquer.

" Mon propriétaire est dans l’obligation de me reloger mais il ne me fait que des propositions ridicules.  Il n’est même pas capable de comprendre que l’on ne peut pas vivre avec des fuites sur la tête."

Espérons que des moyens seront mis en place rapidement pour que plus aucune personne n'ait à vivre dans ces conditions inhumaines.

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