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14 février 2019

"J'ai honte de moi" : Christophe Dettinger a avoué devant le tribunal qu'il regrettait ses actes

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Christophe Dettinger a été accusé d'agression sur les forces de l'ordre lors de la manifestation des Gilets jaunes du samedi 5 janvier. Condamné à 5 ans de prison, il dit regretter ses actes.

Dettinger a été deux fois champion de boxe dans la catégorie des poids lourds-légers entre les années 2007 et 2008. Après cet affrontement entre lui et deux gendarmes à Paris, le boxeur est devenu l'égérie des Gilets jaunes.

La vidéo montrant la scène a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Tandis que d'autres y voient un héros, d'autres voient un minable casseur de flics.

Pendant sa détention préventive, ses proches, accompagnés de ses fans, ont réclamé sa libération à la place du Street art, à Aubervilliers.

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Ce mercredi 13 février, la justice a enfin tranché. Le "gitan de Massy" a été condamné et il dit avoir vu la terre s'écrouler sous ses pieds.

30 MOIS D'EMPRISONNEMENT

Pendant le procès, la vidéo a été examinée plusieurs fois au ralenti. L'image de Christophe a été bien visible. Il a frappé, à la force de ses bras seulement, deux forces de l'ordre sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor.

Au vu de cette preuve accablante, la justice a sorti un jugement le condamnant à 30 mois de prison, dont 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve.

"je ne suis pas un casseur de flic"

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L'ancien boxeur de 37 ans, a été jugé pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Et il lui est aussi interdit de se rendre à Paris pendant 6 mois.

Christophe Dettinger a reconnu les faits. Et il a expliqué que c'était pour protéger une dame blessée à terre qu'il avait agi ainsi.

"Je suis là pour payer mes erreurs, je ne suis pas un casseur de flic, un lyncheur, un tueur de flics, j'ai fait une grosse erreur que je regretterai toute ma vie",

a-t-il maintes fois expliqué lors du procès.

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Les larmes aux yeux, il avait expliqué devant le tribunal correctionnel de Paris qu'il ne voulait pas que son image soit dépeinte. Il a insisté sur le fait qu'il n'était pas un casseur de flic.

"J'ai juste un souhait ce soir, rentrer chez moi avec ma famille. Quand je me vois taper sur le gendarme au sol, j'ai honte de moi",

regrette-t-il.

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LE SOUTIEN D'UN COMPAGNON DE COMBAT

Pendant l'audience, Jérôme Rodrigues, le gilet jaune blessé à l'œil se trouvait à l'extérieur pour soutenir son ami Christophe.

Jérôme a été grièvement blessé au visage lors du 11e acte du mouvement. Récemment, il a annoncé qu'il a vait définitivement perdu l'usage de son œil droit.

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