Deux grands-mères poursuivent l'État en justice: elles veulent récupérer leurs petits-enfants de Syrie

Deux grand-mères françaises ont décidé de saisir la justice pour faire revenir leurs petits-enfants retenus en Syrie. Cette démarche constitue une première du genre.

Selon le rapport de l'ONG Save the Children, quelque 2500 enfants de 30 nationalités, capturés avec leurs familles au fil de la déroute de l'organisation jihadistes Etat islamique, ont été placés dans trois camps du nord-est de la Syrie.

Le rapatriement des jeunes enfants nés et/ou ayant vécu sous le califat de Daesh dans les pays d’origine de leur parents demeure problématique.

En novembre 2017, le président Emmanuel Macron déclarait que le gouvernement étudierait le retour des enfants de jihadistes au cas par cas. Dernièrement, le Quai d'Orsay a annoncé vouloir rapatrier 150 enfants, mais sans leurs mères.

Le cas de deux enfants que leurs familles en France veulent faire rapatrier est particulier: une fillette aujourd'hui âgée de 5 ans et un garçonnet de 2 ans et demi sont des orphelins, car ils ont perdu leurs parents respectifs pendant les combats.

Pour défendre le retour de ces enfants, l'avocate des familles françaises, Maître Samia Maktouf met en avant notamment la ratification par la France à la Convention relative aux droits de l'enfant, en 1990.

L'article 3 de cette convention dit notamment que "les États parties s'engagent à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être (...) et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées." "L'État méconnaît manifestement ces libertés fondamentales", a déclaré Me Samia Maktouf au Figaro.

Les deux grand-mères ont déjà déposé un recours préalable auprès du ministre des Affaires étrangères le 9 janvier dernier, mais leur requête a été rejetée au motif que la demande "ne présente pas un caractère d'urgence".

L'article 3 de cette convention dit notamment que "les États parties s'engagent à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être (...) et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées." "L'État méconnaît manifestement ces libertés fondamentales", a déclaré Me Samia Maktouf au Figaro.

Les deux grand-mères ont déjà déposé un recours préalable auprès du ministre des Affaires étrangères le 9 janvier dernier, mais leur requête a été rejetée au motif que la demande "ne présente pas un caractère d'urgence".

Fin février, d’autres familles d'enfants de jihadistes français ont également déposé une plainte contre la France auprès du Comité des droits de l'enfant de l'ONU.

Leurs avocats ont notamment dénoncé l'"inaction" de l'État, ces grands-parents, oncles et tantes espèrent pousser la France à "prendre ses responsabilités et protéger ses enfants d'un risque de famine et de mort imminente auxquels ils sont confrontés".

LE RETOUR ÉVENTUEL D'UN DJIHADISTE ET SES ENFANTS EN FRANCE

Quentin Le Brun va sûrement faire partie des 130 djihadistes ressortissants français qui seront bientôt rapatriés. Sa mère est impatiente de revoir son fils et ses petits-enfants.

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