Edouard Philippe va annuler les avantages des anciens premiers ministres

C’est une autre victoire pour les Gilets jaunes. Après avoir obtenu une suspension des hausses des taxes sur les carburants en décembre dernier, le gouvernement semblait prêt à consentir quelques autres gestes symboliques en ce début d’année.

En fevrier dernier, face a la colère des Gilets jaunes, l’exécutif se disait prêt à céder sur quelques points. Le cabinet d’Edouard Philippe avait alors annoncé une mesure qui serait "certainement" mise en place à l’issue du Grand Débat. Elle concerne les avantages que les premiers ministres recevaient depuis des années.

Mise à disposition à vie d’un chauffeur ainsi que d’un garde du corps… sans oublier des indemnités à hauteur de 14.910 euros bruts mensuels pendant un trimestre.

Les anciens Premiers Ministres bénéficient, tout comme les anciens Présidents de la République, de nombreux privilèges qui coûtent énormément d’argent à l’État.

Edouard Philippe semble avoir entendu la grogne du peuple à ce sujet et serait prêt à faire des concessions.

"J'ai pris la décision de faire en sorte que les moyens qu'on attribue aux anciens Premiers ministre ne soient pas accordés à vie, mais pendant dix ans. Vous allez me dire que c'est trop, moi je vous dis que c'est mieux qu'avant".

a-t-il déclaré lors d’un débat face à des Gilets jaunes sur LCI, le 13 février dernier.

Dix ans après avoir quitté l’hôtel de Matignon, le Premier ministre pourrait ainsi redevenir un citoyen comme les autres. Reste à savoir si cela concernera les nouveaux Premiers Ministres ou prendra également en compte les anciens.

De son côté, Emmanuel Macron avait déjà renoncé à la traditionnelle revalorisation du 1er janvier de ses indemnités de président et avait invité les membres du gouvernement à en faire de même.

LA PREMIÈRE VICTOIRE DES GILETS JAUNES

Rappelons que la première victoire des Gilets jaunes date du décembre 2018. Le Premier ministre avait alors annoncé une suspension des hausses des taxes sur les carburants pour 6 mois.

Cette mesure était pourtant jugée insuffisante et tardive par les représentants du mouvement des gilets jaunes et l’opposition au pouvoir.