Unsa-Police témoigne : "On était en mesure d'intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire"

Le secrétaire général du syndicat Unsa Police, Philippe Capon a été convié à réagir sur franceinfo pour faire face aux violences sur les Champs-Élysées ce samedi aux limites de la mobilisation des "Gilets jaunes". Il a, en effet, fait intervenir "ceux qui n'ont pas donné les instructions" aux policiers présents sur les lieux des faits.

Des milliers de manifestants se sont heurtés à la police durant de longues heures samedi 16 mars à Paris, sur les Champs-Élysées et sur les voies qui les entourent.

Ils ont saccagé des dizaines de magasins, mettaient le feu aux kiosques, aux banques et aux barricades.

Et deux jours après ce samedi fatidique, le secrétaire général du syndicat Unsa Police, interpelle ce lundi 18 mars sur franceinfo "ceux qui ont décidé qu'il en serait ainsi et qui n'ont pas donné d'instructions" afin que les forces de police puissent intervenir pour prévenir la casse.

"On savait que la manifestation de samedi allait être dure, difficile. Je reprécise que les policiers et les forces de l'ordre perdent toute initiative, c'est-à-dire qu'elles n'agissent que sur ordre, elles n'interviennent que sur ordre."

"Donc quand on est en manifestation, quand devant nous à 50-100 mètres, des casseurs sont en train de tout casser, les policiers se disent "Pourquoi on n'intervient pas ?"

Parce qu'ils n'ont pas les ordres d'intervenir, ça il faut que la population le sache. C'est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu'il y a des responsabilités.",

a expliqué  Philippe Capon, le secrétaire général du syndicat Unsa Police.

"On était en mesure d'intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire."

Au total, ils ont arrêté pas moins de 200 personnes et confié une cinquantaine de manifestants blessés aux soins des services d'urgence.

LE MESSAGE DU GARÇON SAUVÉ DES FLAMMES 

Ce samedi, des milliers de manifestants se sont retrouvés face à la police pendant des heures à Paris, sur les Champs-Élysées et dans leurs alentours ainsi que sur les routes.

Dans la foulée de cette journée marquante, un bâtiment a été incendié volontairement, et un petit garçon et sa famille ont été sauvé de justesse. Ce petit garçon adresse alors un message au corps des pompiers et de la police.