Gilets jaunes : le gouverneur militaire se déclare prêt à "aller jusqu'à l'ouverture du feu"

Des militaires de la Sentinelle seront mobilisés pour le samedi 23 mars. La nouvelle mesure a vite créé une controverse, ce vendredi, le général Bruno Leray a donné des explications.

Samedi 23 mars, plusieurs soldats seront mobilisés pour renforcer la sécurité durant le 19 acte des Gilets jaunes.

La nouvelle mesure suscite des discussions importantes, et amène à se poser des questions sur l'éventuel agissement des militaires en cas d'attaque venant des manifestants.

Face à la polémique qui s'est vite propagée, Bruno Leray, gouverneur militaire de Paris, a donné quelques explications au micro de France Info ce vendredi.

Selon le général Bruno Leray, les militaires de la force Sentinelle

"sont soumis au même cadre que les forces de sécurité intérieure."

Il ajoute que les soldats qui seront mobilisés sauront faire face aux différentes menaces et "ont différents moyens d'action pour faire face".

"Contrairement à la police et la gendarmerie, les militaires de la force Sentinelle ne sont pas formés ni équipés pour maintenir l'ordre. En cas de problème que feraient les militaires? Recourir à leurs armes? Ce serait irresponsable",

a cependant tweeté le député républicain Eric Ciotti.

Le gouverneur explique cependant que les soldats pourront "aller jusqu'à l'ouverture du feu si leur vie est menacée ou celle des personnes qu'ils défendent". Mais l'idée de déployer des militaires a fait les opposants, de droite et de gauche.

"Le maintien de l'ordre en France, ça doit être l'affaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale, ce qui n'est pas le métier de "l'armée de terre" ,

a aussi exprimé Guillaume Peltier.

De leur côté, quelques membres du gouvernement tentent également de rassurer le peuple sur le soucieux sujet.

"Les militaires ne seront pas face aux manifestants.L'idée est de remplacer ponctuellement policiers et gendarmes sur des tâches que l'opération Sentinelle peut accomplir ",

a rassuré Florence Parly, ministre de la défense.

"Notre ennemi, c'est pas les gilets jaunes. Notre ennemi c'est les terroristes. Soyons clairs : les militaires ne vont pas se mettre à arrêter les gilets jaunes, ils ne vont pas foncer dedans ou ouvrir le feu. Ils ne seront pas en première ligne",

a aussi expliqué un autre membre du gouvernement.

Le gouverneur militaire de Paris a toutefois précisé que les militaires sauront faire une appréciation de la menace et ils sauront également "y répondre de manière proportionnée".

RÉACTIONS DES MILITAIRES

Le jeudi 21 mars, Christophe Castaner a reçu les syndicats de police pour "une réunion exceptionnelle". 160 policiers vont donc être remplacés par des militaires de la Sentinelle pour le 19 acte, et les autres samedis. Des soldats ont expliqué qu'ils ne sont pas prêts pour ce genre de mission.

 
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