Révélations de son neveu sur l'état de santé Vincent Lambert

Ôter la vie d'une personne est souvent qualifié d'acte inacceptable et d'inhumain. Mais quand il s'agit d'abréger les souffrances d'une personne malade, le sujet devient polémique et divise les gens en deux camps distincts.

Il y a plus de dix ans, Vincent Lambert est entré dans un état végétatif après un accident en 2008. Actuellement, âgé de 42 ans, Vincent est cloué dans un lit sans pouvoir rien faire.

Un cas qui a été énormément médiatisé en France et qui a relancé le débat sur la pratique de l'euthanasie.

Aujourd'hui, le sort de cet ancien infirmier psychiatrique se trouve au cœur d'un conflit familial : d'un côté les parents de l'homme souhaitent que les soins donnés à leur fils soient maintenus alors que de l'autre côté Rachel, la femme du patient ainsi que son neveu François Lambert voudraient mettre fin aux souffrances de Vincent.

La requête de la femme de Vincent épaulée par le neveu était en bonne voie après que le Conseil d'État a donné la validation pour le cessation des soins.

Une validation que la Cour européenne des droits de l'Homme avait également confirmée. Cependant, une tournure imprévue pourrait changer la donne en faveur des parents de Vincent.

Le samedi 4 mai 2019, une demande provenant d'un comité de l'ONU est parvenue pour cette histoire. Le comité demande que les soins attribués à Vincent Lambert soient maintenus.

Après avoir entendu la requête du comité de l'ONU, François Lambert s'est exprimé au micro d'un journaliste d'Europe 1.

Pour lui, la décision n'a pas lieu d'être car son état ne change pas depuis plus de dix ans et que les médecins n'y peuvent rien :

"Pour les patients dans l’état de Vincent, la médecine ne progresse absolument pas, il n’y a rien à court terme qui peut laisser penser que ça va s’améliorer un jour (...) Vincent a le temps de mourir dix fois d’ici là.

Il faut savoir que Vincent a une espérance de vie qui est en gros de 15 ans après son accident. Et ça fait onze ans qu’il a eu son accident",

a-t-il déclaré avant de dire qu'il s'est déjà habitué à son "absence" :

"La dernière fois que je l’ai vu c’était en janvier, mais honnêtement j’y vais de moins en moins parce que c’est de plus en plus triste d’y aller et puis on a de plus en plus intégré le fait que de toute façon "il n’était pas là"",

s'est il indigné.

Si pour Vincent Lambert sa famille veulent décider de son sort, dans cet autre article, une femme de 29 ans se donne la mort par euthanasie et c'était sa propre décision.