Fausse alerte à la bombe sur un vol Lyon-Rennes

Ce mardi 21 mai, le tribunal correctionnel de Rennes a jugé un jeune homme de 23 ans pour avoir donné une fausse alerte à la bombe sur un avion de la compagnie easyJet qui devait effectuer un vol de Lyon à Rennes, dans le but de ne pas voir ses parents, le 18 janvier dernier.

Ce jeune étudiant rennais de 23 ans a été condamné ce mardi 21 mai 2019, à Rennes, à neuf mois de prison avec sursis, pour avoir orchestré une fausse alerte à la bombe sur un vol EasyJet Lyon-Rennes le 18 janvier dernier, dans l'objectif d'éviter de voir ses parents.

Il est également dans l'obligation de verser des indemnités qui s'élèvent à 1 900 euros pour l'aéroport de Dinard et Rennes et 1 350 euros pour celui de Lyon. Quant à easyJet, en raison d'absence de justificatifs, la demande de la compagnie a été rejetée. Le jeune étudiant n'avait jusque-là aucun casier judiciaire.

UNE PANIQUE QUI SE TRADUIT EN UN GESTE DISPROPORTIONNÉ

Au cours du procès, le jeune homme aux cheveux mi-longs, qui portait des baskets et un denim noir a avoué qu'il voulait éviter de confronter ses parents à son mode de vie lié avec la consommation - excessive même, si on peut utiliser ce terme - de cannabis.

Ces derniers avaient en tête de profiter des journées portes ouvertes de son école de commerce pour venir lui rendre visite. Une utilisation de cannabis qui s'est transformée en addiction et qui lui a déjà coûté sa Licence de droit car, il l'a ratée.

"Pour moi le week-end, c'était pas d'obligation, c'était juste fumer des joints (à raison de 10 par jour, NDLR)",

explique-t-il tout en profitant de l'occasion pour s'excuser.

Depuis la fausse alerte à la bombe, le service de tabacologie de Pontchaillou surveille le jeune condamné qui ne fume quasiment plus. D'ailleurs, il a aussi rétabli le dialogue avec ses parents. Selon ses dires, il envisage de poursuivre ses études de droit pour de devenir avocat. Une grande ambition de sa part qui pourrait être affectée par sa condamnation.

UNE DOUZAINE DE VOLS RETARDÉE

Le vendredi 18 janvier dernier, le jeune homme avait semé l'anarchie aux aéroports de Rennes-Dinard et de Lyon-Saint-Exupéry avec une fausse alerte à la bombe, forçant un avion de easyJet qui avait à bord 159 personnes, y compris les membres de l'équipage, à faire demi-tour et occasionnant le retard d'une douzaine de vols.

"Écoutez-moi attentivement, l’avion easyJet en provenance de Lyon vers Rennes ne décollera pas, sinon il explosera",

disait l'appel anonyme.

ALERTE À LA BOMBE À L'HÔPITAL DE DUNKERQUE

Mercredi 7 novembre dernier, les urgences du centre hospitalier de Dunkerque ont reçu une alerte à la bombe. Ce qui a occasionné l'enclenchement immédiat du dispositif de sécurité et l’évacuation de l'établissement.

En fin de matinée, une femme souffrant d’un déficit mental est admise aux urgences de l’hôpital de Dunkerque, par une ambulance privée. Elle a attendu d’être dans les locaux pour affirmer avoir des explosifs sur elle... En savoir plus, jetez un coup d'œil a notre article.

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