Le chauffeur de bus de Bayonne a frappé en premier : la nouvelle version des faits

Le 5 juillet 2020, un chauffeur de bus a été violemment agressé et frappé à mort par certains passagers. Philippe Monguillot est mort le vendredi 10 juillet 2020, à l’hôpital de Bayonne. Cependant, d’après la nouvelle version des faits qui vient de faire surface, le conducteur aurait porté le premier coup.

L’enquête sur le meurtre de Philippe Monguillot suit son cours depuis deux mois. D’après le reportage de France 3 Nouvelle Aquitaine, le chauffeur de bus aurait frappé en premier, l’un des quatre suspects sans masque. Zoom sur cette affaire émouvante qui suscite la controverse.

UN DRAME BOULEVERSANT

La ville de Bayonne a vécu un drame percutant le dimanche 5 juillet 2020. Un chauffeur de bus quinquagénaire a perdu la vie à la suite d’une altercation qui a mal tourné avec quatre passagers sans masque.

Véronique Monguillot, épouse du chauffeur de bus Philippe Monguillo à Bayonne, France, le 8 juillet 2020 lors de la marche blanche du chauffeur de bus Philippe Monguillot | Photo : Getty Images

Véronique Monguillot, épouse du chauffeur de bus Philippe Monguillo à Bayonne, France, le 8 juillet 2020 lors de la marche blanche du chauffeur de bus Philippe Monguillot | Photo : Getty Images

Ces derniers l’ont roué de coups violents, qui l’ont conduit aux urgences dans un état comateux. Le père de famille est décédé le 10 juillet 2020. Un drame qui a provoqué l’indignation de l’Hexagone.

UNE NOUVELLE CONTROVERSE SUR LA MORT DU CHAUFFEUR DE BUS

Cependant, l’enquête actuellement en cours apporte de nouveaux indices, qui pourraient donner une toute autre version aux faits. Selon l’avocate du suspect principal, les images de vidéosurveillance prouvent que le premier coup a été porté par le chauffeur décédé, Philippe Monguillot.

Il aurait alors frappé l’un des passagers sans autorisation de transport, ni masque de protection. Une version qui fait polémique après cette tragédie qui fait encore couler beaucoup d’encre.

Selon Maître Cloé Irigoin Carricaburu, l’une des avocates du présumé meurtrier, il n’était pas évident de donner des explications convaincantes après la survenance du sinistre, parce que l’émotion était à son comble.

Si elle est consciente de la "gravité des faits" reprochés à son client, l’avocate demande d’examiner l’affaire dans les détails. Le mardi 1er septembre, le suspect de l’homicide volontaire a été entendu par les tribunaux de Bayonne.

Une tactique de défense qui a particulièrement choqué la compagne du défunt Philippe Monguillot. Selon l’avocat de la quinquagénaire, elle déplore la stratégie de Maître Cloé Irigoin Carricaburu, qui consiste à mettre la faute sur le chauffeur de bus.

Cependant, Véronique Monguillot pense que rien ne justifie un tel acte de violence gratuite, qui a conduit à la mort du conducteur. Sa disparition a provoqué la colère des Français, qui ne se sont pas encore entièrement remis de leurs émotions.

UNE MARCHE BLANCHE À BAYONNE

Pour le moment, les nouveaux indices sont étudiés par le juge d’instruction de Bayonne.

Après s'être fait attaquer, le conducteur de bus Bayonnais a été plongé dans un coma artificiel. Une marche blanche, regroupant des milliers de personnes, a été organisée en son honneur.

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