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Virginie, une conductrice de poids lourds, licenciée pour s'être soulagée dans un champ

Mahatony Rajaofera
26 avr. 2021
14:00
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Une conductrice poids lourd a été licenciée pour s’être soulagée dans un champ. L’affaire a été amenée devant le Conseil des Prud'hommes. 

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Cette affaire ne sent pas du tout bon pour Virginie Campoy, licenciée pour avoir fait ses besoins dans le champ d’un agriculteur au cours de l’une de ses missions.

"Je ne pouvais pas faire autrement !"

L’incident a eu lieu mi-avril alors que la conductrice poids lourd était venue récupérer une pelleteuse chez un agriculteur à Saint-Léger, commune située dans le département de la Mayenne. 

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Toutefois, avant de reprendre le chemin vers la Sarthe, Virginie est prise d’une envie pressante. L’envie était telle qu’elle décide alors de se garer, au bord d’un champ, et se lâche complètement. 

"Je ne pouvais pas faire autrement ! (...) J'aurais pu demander au client d'aller chez lui, mais c'est interdit à cause de la crise sanitaire.”

La quadragénaire a également déclaré avoir pensé aller dans un bar ou un restaurant, mais que ce n’était pas possible vu que tout était fermé.

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Finalement, se rendant compte de l’urgence de la situation – une demi-heure de route avant d’arriver à destination alors qu'elle ne pouvait plus se retenir – et l’impossibilité de trouver un endroit adéquat à ses besoins, elle y pose une bugne.

UNE MISE À PIED SUIVIE D’UN LICENCIEMENT

Malheureusement, cette petite pause qu’elle s’est permise lui a valu une lourde sanction. En effet, l’agriculteur a envoyé une photo de ses excréments à son employeur.

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Suite de quoi elle a eu une mise à pied pendant huit jours, qui, à son plus grand étonnement, s’est suivie d’un licenciement. Une décision que la routière de 42 ans n'arrive pas à comprendre.

"Si j'avais fait une faute professionnelle, en causant un accident par exemple, ça aurait été tout à fait normal. Mais me licencier pour un fait aussi ridicule que ça... C'est lamentable !",

s’est-elle insurgée.

Un camion. | Photo : Shutterstock

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Loin d’accepter cette décision de son employeur, Virginie Campoy, avec son avocat, ont saisi le Conseil des Prud'hommes pour dénoncer un "licenciement abusif"

LICENCIÉ POUR VOULOIR S’OCCUPER DE SON FILS

Une histoire de licenciement abusif tout aussi rocambolesque a eu lieu en Angleterre, loin des effluves des champs de Saint-Léger. Adam Dobbs, jardinier britannique, avait demandé à son employeur s’il pouvait rester auprès de son fils gravement malade. 

Un homme avec un masque. | Photo : Pixabay

La réponse fut un mail dans lequel son employeur déclare ne plus avoir besoin de ses services, sans autre explication.

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