Pour une rennaise de 30 ans, le burkini "c'est une question de pudeur"

Une trentenaire et mère de famille Rennaise est surprise de voir que le port du burkini dans les piscines fait polémique.

La maman est allée nager aux Gayeulles dans ce maillot de bain qui n'est pas apprécié de tous mais pour elle, il s'agit simplement de pudeur. Retour sur ses déclarations faites à Ouest-France.

Depuis le mois de juin dernier, le port du burkini est autorisé dans les piscines rennaises tant que les "maillots respectent les conditions d'hygiène et de sécurité."

Une maman musulmane a raconté son expérience et le bonheur qu'elle a de pouvoir désormais accompagner ses enfants à la piscine. 

Bien qu'elle ne cache en rien sa religion, elle assure que c'est n'est pas la raison principale qui la pousse à porter le burkni: "porter le burkini pour aller nager c’est d’abord pour protéger ma pudeur. Je ne conçois pas de me rendre dans une piscine publique dans un maillot de bain classique" explique-t-elle.

Elle respecte le désir et le droit de chacun à porter des maillots de bains révélateurs mais souhaite simplement couvrir son corps et ne comprends pas pourquoi cela cause tant de discussions.

Elle ne savait d'ailleurs pas qu'il y avait une polémique à ce sujet il y a quelques temps encore: "Je ne suis pas de nature à accorder de l’importance au regard des autres et quand je suis allée nager aux Gayeulles, personne ne m’a rien dit ou ne m’a fait de remarque. Et je découvre maintenant cette polémique."

Elle insiste bien sur le fait que ce n'est pas pour afficher de manière ostentatoire ses croyances religieuses qu'elle porte ce maillot de bain mais simplement pour être "en accord" avec elle-même. "’est aussi pour cette raison que je porte toujours mon voile à l’extérieur," ajoute-t-elle.

Pour finir, elle fait part de son incompréhension: "Je ne vois pas en quoi cela gène que je nage en burkini. Ce n’est qu’un maillot de bain qui couvre le corps. À la piscine, il y a aussi un homme qui vient nager en combinaison de plongée. Est-ce que ça choque ? Non."

"On reproche parfois aux femmes musulmanes de rester cloîtrer et de ne pas s’intégrer. Je veux vivre comme tout le monde et je veux pouvoir nager dans une piscine avec mes enfants. En ville, est-ce que l’on interdit les gothiques ou les punks ? Non. Aller à la piscine, c’est aussi faire un pas en avant vers les autres. Une opportunité de rencontrer d’autres gens."

Des déclarations qui font réfléchir et qui permettent aussi de relativiser la situation car comme elle l'a précisé, il n'y a que huit femmes sur Rennes qui cherchent actuellement à profiter de cette nouvelle législation pour nager en bikini. La polémique semble donc être prendre beaucoup d'ampleur pour très peu de chose.

Dans un récent article, nous vous parlions de la burqa et du niqab qui ont été interdits dans un autre pays.

Vous pouvez découvrir quel pays d'Europe a décidé de faire interdir les voiles recouvrant le visage en cliquant ici.

Les postes connexes
Jan 16, 2019
Première famille transgenre de deux générations, intimidée pour avoir laissé leur fils de cinq ans être une fille
Dec 18, 2018
Une femme a kidnappé sa fille il y a 20 ans et révèle maintenant pourquoi et comment elle l'a fait
Parentalité Mar 06, 2019
"J'ai offert la mort à mon fils" : une mère avoue un meurtre prémédité après 30 ans
Histoires Mar 14, 2019
Après 21 ans de mariage, j'ai commencé à trouver une nouvelle lueur d’amour