
Les médecins risquent la prison après avoir autorisé à une femme autiste de se faire une injection mortelle
Les lois libérales belges sur l’euthanasie font l'objet du débat après qu’une femme avait reçu un mauvais diagnostic permettant l’injection létale. Trois médecins ont été mis en examen.
Tine Nys, 38 ans, de Sint-Niklaas, en Flandre, est décédée en avril 2010, deux mois après avoir reçu le diagnostic d'autisme, mais ses sœurs ont entamé des poursuites judiciaires contre des médecins qui n'auraient pas suivi les procédures habituelles.
Les soeurs de Tine, Lotte et Sophie, disent que la défunte était dévastée par une déception amoureuse et voulait mettre fin à ses jours.
À la suite des dénonciations de la famille, trois médecins vont être jugés et le débat sur l’euthanasie dans le pays est en train d'être relancé.
Selon la famille, ces professionnels de la santé n’ont pas agi conformément à la loi, car leurs actions ne répondaient pas aux critères établis pour l’autorisation d’euthanasie.
Les médecins en question ont été accusés de ne pas avoir respecté les conditions légales en matière d’euthanasie, lors du premier procès pénal impliquant une euthanasie légale en Belgique depuis que le pays a légalisé cette pratique en 2002.
Non seulement Tine n’avait pas reçu de traitement pour son état présumé avant de s’inscrire à l’euthanasie, mais elle avait également été traitée pour la dernière fois pour des problèmes de santé mentale dans sa jeunesse.
Les détracteurs de l'euthanasie à l'intérieur et à l'extérieur du pays suivent l'affaire et la citent comme exemple des dangers de la légalisation de l'euthanasie.
Au Royaume-Uni, par exemple, il existe un groupe parlementaire appelé «Living and Dying Well» qui s'oppose à l'euthanasie et oeuvere pour empêcher son introduction dans ce pays. Ils considèrent qu'il s'agit d'un précédent négatif.
«Ce qui se passe en Belgique a été cité par certains comme un exemple de bonne pratique. Cette affaire remet en question toutes ces revendications.»
Lord Carlile, Daily Mail, le 24 novembre 2018.
La Belgique estaussi le seule pays au monde qui dispose de la loi autorisant des enfants en phase terminale souffrant de maladies insupportables à mourir. En 2016-2017, deux enfants âgés de 9 et 11 ans sont devenus les plus jeunes personnes au monde à avoir été euthanasiés.
Un des enfants avait une tumeur au cerveau et l'autre était atteint de fibrose kystique, comme l'a révélé un rapport de juillet du CFCEE (la commission qui régit l'euthanasie en Belgique).
Outre la Belgique, la Hollande est l’un des pays les plus tolérants au monde en matière d’euthanasie, et les nouvelles récentes en provenance de ce pays ont également choqué l’opinion publique.
Au début de 2018, Aurelia Brouwers, âgée de 29 ans, est décédée chez elle, dans la petite ville de Deventer, après avoir consommé des médicaments prescrits dans le cadre du suicide assisté, conformément à la loi de 2002 sur la cessation de la vie sur demande et l'assistance au suicide de ce pays.
Après des années de lutte contre la maladie mentale et après de longs antécédents d'automutilation et de tentatives de suicide, Brouwers a obtenu l'autorisation légale de recevoir l'euthanasie.
Alors que certaines personnes ne sont pas d’accord avec la décision de la jeune femme en bonne santé physique qui se suicide, d’autres la soutiennent dans son droit de mettre fin à ses souffrances, car la douleur émotionnelle peut être aussi grave que la douleur physique.
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