L'incendie meurtrier à Paris : des images impressionnantes de l'intervention des pompiers dans un bâtiment

Un incendie de grande envergure s'est déclenché dans un immeuble d'habitation situé au XVIe arrondissement, faisant plus d'une quarantaine de blessés et jusque là, dix morts.

Dans la nuit du lundi 04 février, plus de 200 individus, venant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, ont été mobilisés devant l'immeuble en feu en plein coeur du XVIe arrondissement.

Apparemment, les flammes sont apparues vers 1 heure au 17 bis rue Erlanger.

L'intervention des soldats du feu a pris plus de cinq heures pour finalement venir à bout des flammes, surtout celles des derniers étages qui ont fait rage durant l'incendie. Durant le drame, plusieurs habitants ont essayé de se réfugier sur le toit.

C’est seulement vers 7 heures ce matin que le feu a pu être maîtrisé.

Lors de la tragédie, plus d’une cinquantaine de personnes ont été évacuées hors de l’établissement, notamment en usant des échelles qu’ils ont dû porter à la main pour faute d’espace. Malheureusement, tout le monde ne sera pas sauvé.

Un bilan encore provisoire a été délivré. Dix morts ont été enregistrés, dont trois causés par une chute du haut de l’immeuble, sans doute pour échapper aux flammes.

Les corps des autres victimes ont été retrouvés dans les décombres. À cela s'ajoute, une quarantaine de blessés, dont 6 au sein des sapeurs-pompiers.

Lorsque le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, est arrivé sur les lieux, il a indiqué que l’opération pourrait durer 24 heures et que la mise en sécurité du site était primordiale.

«À l'heure où je vous parle, (l'incendie) est totalement maîtrisé, les pompiers sont en train d'inspecter l'ensemble des appartements, étage par étage»,

a-t-il déclaré.

Après une enquête sur les lieux, l’immeuble ne présentait aucun signe de dégradation, bien qu’il ait été construit dans les années 1970, ce qui a suscité une hypothèse criminelle.

Les investigations faites par les enquêteurs les ont mené à une habitante de l’immeuble qui a été ultérieurement mise en garde à vue.

«Il s'agit d'une femme de 40 ans qui présentait des antécédents psychiatriques»,

a rapporté Rémi Heitz, mais sans plus.

Une enquête a été ouverte pour découvrir l’origine de l’incendie.

UN CAS SIMILAIRE

Ces derniers temps, les incendies se sont faits de plus en plus fréquents, et ce cas nous rappelle l’énorme incendie qui a eu lieu dans l’usine d’Athis-Mons, dans l’Essonne.

Le feu était impressionnant et les pompiers ont rapporté plus de 7000 mètres touchés par les flammes.