Macron : "Lorsqu'on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire"

Le mardi 26 février, un débat entre le président Macron et les élus du Grand Est a eu lieu à l'Élysée. La mobilisation des Gilets jaunes se trouvait au cœur du débat.

Les maires des principales communes de la région Grand Est ont été accueillis à l'Élysée ce mardi 26 février. Pendant le débat entre les élus et le président Macron, la discussion s'était orientée vers la violence des Gilets jaunes.

Le président de la région, Jean Rottner, a avancé que l'État doit faire "preuve d'autorité" après ces 15 manifestations entreprises par les Gilets jaunes.

En réponse à la suggestion du Républicain, Macron constate la situation actuelle comme un miracle face à la gravité des violences chaque samedi.

Il trouve que c'est une chance qu'aucun décès n'a été jusque-là lié aux forces de l'ordre.

"A côté de ça, la vitalité, la force, le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être sympathisants de ce mouvement est pleinement reconnu.",

a aussi ajouté Macron.

Par ailleurs, le président de la République a aussi évoqué l'interdiction de manifestation par rapport à la Constitution.

En effet, le droit de grève reste un droit fondamental pour le peuple français, et le Chef d'État a relaté la difficulté d'interdire la manifestation des Gilets jaunes d'une manière raisonnable.

Tout en dénonçant l'intensification des violences à chaque mobilisation, Emmanuel Macron a dit :

"ceux qui vont dans des manifestations violentes sont complices du pire."

"Une démocratie de l’émeute"

Macron a expliqué que chaque individu présent lors d'une mobilisation est considéré comme un manifestant, qu'il soit pacifique ou violent. De son point de vue, jamais l'État ne s'est autant mobilisé collectivement, mais de nombreux manifestants ne font que confondre les choses.

"Je crois qu’aujourd’hui, la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes."

Le chef d'État français décrit la mobilisation comme une démocratie d'émeute.

D'ailleurs, les Gilets jaunes qui ont manifesté pour le 15e acte étaient plus nombreux que le samedi précédent. Environ 47 000 manifestants se sont mobilisés, dont 5800 qui se trouvaient à Paris.

Les opposants, exaspérés par ces propos, n'ont pas manqué de s'exprimer sur les réseaux sociaux. Un militant socialiste a même défini Macron comme quelqu'un "qui aime jeter de l'huile sur le feu''.

DE NOMBREUX MANIFESTANTS VIOLENTS

Chaque samedi, des milliers de Français se mobilisent pour défendre la cause des Gilets jaunes. Et parmi ces manifestants on peut compter ceux qui agissent pacifiquement, et aussi ceux qui manifestent avec la violence.

Face au comportement déplacé de certains Gilets jaunes, le soutien pour la mobilisation connaît une chute.

Idir Ghanes, un jeune manifestant Gilet jaune conscient de la violence, a décidé de lancer un appel à ses camarades. Il a dit ce que Macron aurait dû dire pour arrêter la manifestation.

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