10 ans après la mort d'Alain Bashung : les derniers jours douloureux du chanteur, révélés par sa veuve

10 ANS aujourd’hui qu’on a dit au revoir au célèbre chanteur Alain Bashung. Quelques années après sa mort, la veuve d'Alain bashung a sorti un livre relatant sa vie auprès du chanteur.

Elle a aussi décidé de raconter les événements tels qu’ils se sont réellement passés et notamment ses derniers jours ainsi que ses derniers mots et ses dernières volontés.

Dans son livre, Chloé MONS, son épouse et celle avec qui le célèbre chanteur a partagé les douzes dernières années de sa vie, se confie avec émotion dans un récit.

Vibrant et sans détour, il choquera peut-être certains mais emplit d’une réelle sincérité et d'authenticité, elle relatera les derniers jours du chanteur.

C’est donc 62 pages d'émotions qu'elle offre à tous les fans de celui-ci, afin de constituer un souvenir concret du chanteur.

Le 10 mars 2009, Chloé reçoit un coup de fil de son mari hospitalisé. Il annonce vouloir rentrer à la maison et demande qu’elle fasse le nécessaire comme mettre en place l'oxygène.

Celle-ci se rend immédiatement à l'hôpital mais elle se heurte aux avis des docteurs qui refusent catégoriquement qu'il sorte.

“Mardi 10 mars :  Alain a commencé à perdre la tête aujourd’hui. J’étais à Vélizy, en train de monter l’exposition de Myriam et il m’a appelée. Il m’a dit qu’il devait partir de l’hôpital cet après-midi et qu’il fallait organiser la mise en place de l’oxygène à la maison, qu’il fallait que je vienne vite.“

Elle le retrouve donc dans la chambre agité et délirant, mais rassuré qu’elle soit arrivée.

“Il m’a dit : « C’était la Saint-Barthélemy cette nuit, t’as vu ? » J’ai dit : « Quoi ? » Lui : « Oui, ils interdisent aux jeunes d’acheter des cigarettes et de l’alcool. Oh toi, tu sais déjà que la France… T’es déjà plus ici et depuis longtemps. T’es loin. Tu me manques parfois, mais… Ça va, ça va. »”

Elle essaie de l'apaiser mais les médecins ont dit plus tard qu’il avait des bouffées délirantes. Ils lui prescrivent alors de faire un IRM.

"Et puis tu es un phénix, tu es capable de renaître comme tu l’as fait plusieurs fois."

Dans une dizaine de pages, Chloé dévoile toute l’angoisse et l’anxiété qu’elle a vécues durant cette semaine difficile et interminable.

Elle se souvient aussi d’un moment fort comme la visite d’Arthur, le fils qu’Alain n’a pas vu depuis 3 ans, du résultat de l’IRM qui ne stipule rien de grave et enfin  le va-et-vient incessant des médecins.

Mais la veuve décrira surtout l'indéniable amour d’Alain pour la musique qui le réconfortera même dans son lit de d'hôpital.

“J’avais des disques. J’ai mis Roy Orbison "You Got It". Il a fermé les yeux de plaisir, et on se serrait la main. Après le premier titre, il m’a dit «la plus belle chanson du monde », et on dansait un peu sur son lit.”

Le récit se poursuit en émotion et Chloé évoque vivement ses souvenirs :

“Ensuite je me suis allongée sur lui, la tête dans son cou, et ensuite la tête sur son cœur. Pendant environ une heure et demie, on est restés comme ça, tout en écoutant Richard Hawley et Jerry Lee Lewis. En entendant le piano de Jerry, il a bougé une jambe pour danser et il a fait le geste de jouer du piano. Sourires, rires, souvenirs.”

«Tu ne bouges pas tant que je ne suis pas là, compris ? Tu m’attends, OK ?» Il a dit oui, ses yeux dans les miens.

Le samedi 14 mars, Chloé commence son récit : elle l'appelle de bon matin, il ne répond pas, elle s'inquiète. Elle décide de rappeler. Elle craint qu’il ne soit inconscient.

Une infirmière répond au bout du fil qu’il fait sa toilette. Finalement, plus tard, elle réussit à l’avoir en ligne.

Il se plaint d'être enfermé et il semble être agité. Elle fera alors tout pour le calmer et lui promet de venir au plus vite.

“Je lui ai dit que j’allais venir, de m’attendre. De ne pas bouger tant que je n’étais pas là. Il m’a dit : « D’accord, lapin. T’inquiète pas. Oui, lapin. » Il m’a attendue. “

À 15 h 51, à son arrivée à l’hôpital, elle voit des gens courir dans la chambre de son mari. Elle comprend que quelque chose de grave est en train de se passer.

Elle entend alors le médecin qui l'appelle et lui dit d’entrer. Alain Bashung était en train de vivre ses derniers instants.

Elle prend donc la main de son homme, en pleurs, elle le supplie de rester avec elle. Tout doucement, la vie déserte le corps du chanteur. Il s’en est allé.

“Je lui ai pris la main et je l’ai inondé de mes je t’aime, et j’ai pleuré sur lui, mon visage tout contre le sien. Et doucement Alain s’est éteint, la vie s’en est allée. Je bénis le ciel pour avoir été là pour son passage.”

Dans les pages suivantes, elle raconte la terrible épreuve où on doit continuer de vivre en dépit de l'absence de l'être aimé. De faire face à tous les amis, les connaissances, les fans mais surtout de se retrouver toute seule.

D’être dans les lieux où tout est encore imprégné de la présence de son amour, avec toutes ses affaires et tous les souvenirs.

Elle expliquera aussi les choix qu'elle a faits pour les funérailles. La raison pour laquelle elle a choisi l’inhumation et non la crémation. Elle voulait rendre hommage à son mari en lui offrant des obsèques qui reflétait sa personnalité :

“sobre, grand et juste”

Découvrez le top 7 des tubes des années 1980 qui ont fait vibrer les auditeurs.

En tête, nous retrouvons la chanson d'Alain bashung "GABY OH GABY", un single vendu à plus de 800 000 exemplaires et est resté premier dans les classements pendant 18 semaines.