Les parents de Yanis, 4 ans, ont appris que leur fils a été enterré sans organes après l'attaque de Nice

Le 14 juillet 2016 a été un jour tragique pour la ville de Nice, pour la France et pour le monde entier. Sur la Promenade des Anglais, un attentat meurtrier a fait plus de 86 victimes. Parmi les victimes de cette abomination figurait le petit Yanis, un enfant de tout juste quatre ans.

Après l'attentat de Nice, les corps des victimes sont remis aux proches après les procédures d'hôpitaux. Quatre ans après la mort de Yanis et après son enterrement, les parents du défunt garçon font une terrible découverte.

Samira et Mickaël ont appris que certains  organes de leur petit garçon manquaient. Les organes en question ont été prélevés sur le petit garçon avant qu'il ait été rendu à ses parents.

Parmi les organes conservés par le CHU de Nice figurent le foie, le pancréas et une partie des poumons du petit garçon.

Les parents ont appris la nouvelle par l'intermédiaire d'une mère, qui a, elle aussi, perdu sa fille durant l'attentat. L'information se trouvait en fait dans le rapport d'autopsie des enfants.

Malheureusement, les parents n'ont pas eu le courage ou la volonté d'ouvrir le rapport macabre de leur enfant. Le père de l'enfant comprend alors pourquoi, il y a quatre ans, son fils a été rendu dans un très mauvais état.

"Ils nous ont rendu mon fils, recousu partout, comme une poupée de chiffon",

a t-il déclaré.

Le jour où l'hôpital a rendu le corps de Yanis, les parents ont voulu savoir les raisons qui ont fait que leur fils se retrouve dans cet état mais "personne ne savait rien" s'est-il indigné.

Après avoir appris la terrible nouvelle sur les organes de leur enfants, Samira et Mickaël ont décidé d'engager un avocat et de demander des explications claires de la part de l'hôpital :

"Il faut qu’on nous rende des comptes. Je veux qu’on m’explique pourquoi. Pourquoi ils ont fait ça ? Il n’y a pas de raison valable. Ils n’ont pas le droit de prendre les organes d’un enfant de moins de 13 ans sans l’accord des parents",

a-t-elle déclaré.

Interrogé sur l'affaire, le procureur de la République de Nice avance la cause pour "déterminer exactement les causes de la mort" mais aussi pour "se prémunir d’une action en justice sur les soins prodigués par le personnel hospitalier".

Les parents ont toutefois indiqué que leur requête de récupérer les organes de Yanis a été approuvée.

"Personne ne savait rien"

Les histoires dramatiques autour des hôpitaux nous font souvent froid dans le dos. Il arrive parfois que des choses improbables s'y produisent.

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