Lyon : Sa lourde charge de travail de 80 heures a poussé un jeune médecin à se tuer

Ce vendredi 3 mai 2019, une jeune interne en stage dans un service d’hépato-gastro-entérologie du Centre hospitalier Lyon-Sud à Pierre-Bénite, s'est donnée la mort.

Une jeune interne en médecine, qui faisait un stage dans un service d’hépato-gastro-entérologie du Centre Hospitalier Lyon-Sud à Pierre-Bénite, a mis fin à ses jours ce vendredi 3 mai, selon un rapport de nos confrères du Progrès.

D'après la même source, la jeune femme venait d’achever son stage de premier semestre dans ce service et s'apprêtait à entamer son deuxième semestre dans un service de la même spécialité à l’hôpital de la Croix-Rousse.

Une ambulance dans un aire de stationnement. | Shutterstock

Une ambulance dans un aire de stationnement. | Shutterstock

Antoine Reydellet, interne des Hôpitaux de Lyon et Président de l’Inter-Syndical National des Internes (ISNI), déclare que la jeune interne qui vient de région parisienne œuvrait dans la solitude et "n'avait pas le temps de créer des liens" à force de travailler "80 heures par semaine".

Antoine Reydellet a aussi évoqué e fait que les services d’hépato-gastro-entérologie se sont fait une réputation pour leurs conditions difficiles, étant donnée la fréquence des décès de patients dans ces services. Toutefois, elle précise qu'il y a également une "charge de travail très importante, liée au manque de personnel".

Hôpital Lyon Sud - HCL à Pierre Bénite. Google Street View

Hôpital Lyon Sud - HCL à Pierre Bénite. Google Street View

"Là où ils auraient dû être cinq dans le service, ils n’étaient que trois (...) Le chef de service lui aurait demandé à plusieurs reprises de rentrer chez elle alors qu’elle était encore là à 21 heures. Mais, on a beau nous dire qu’il faut rentrer, nous on aime notre métier, on a le souci des gens et, malheureusement, il y a des situations où l’on se sacrifie",

a déploré le président de l’ISNI qui explique que deux autres internes ont fait une tentative de suicide la semaine dernière en France.

RÉACTIONS DES SYNDICATS ET MESURES MISES EN PLACE PAR LES HCL

Dans un communiqué commun, l’ISNI et le SAIHL (Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Lyon, ndlr) ont fait part de leurs réactions et ont dénoncé les mauvaises conditions de travail qui ont conduit à ce drame qui "vient s'ajouter à une liste déjà bien trop longue et qui continue malheureusement de s’allonger".

Localisation du Centre hospitalier Lyon-Sud. | Google Maps

Localisation du Centre hospitalier Lyon-Sud. | Google Maps

Un appel a été lancé par L’ISNI, le SAIHL et la conférence des doyens afin d'augmenter le "contrôle des risques psychosociaux chez les internes" dans le but ultime de pouvoir détecter à l'avance et de permettre la prévention de "ces situations insoutenables qui conduisent nos internes à des gestes désespérés".

Quant aux Hospices civils de Lyon (HCL), elles rapportent avoir mis en place plusieurs actions à la suite du décès de la jeune interne après avoir exprimé aux parents de la jeune femme "ses plus sincères condoléances" à l’annonce du décès.

DES GRANDS-PARENTS SE DONNENT LA MORT APRÈS 62 ANS DE MARIAGE

Alors que cette jeune interne, originaire de région Parisienne, a mis fin à ses jours en raison d'une trop lourde charge de travail de 80 heures par semaine, on ne peut s'empêcher de retourner sur un drame qui s'est produit récemment, pour des raisons inverses.

En effet, José Aedo et Blanca Sáez, âgés de 94 et 86 ans, originaires du Chili et habitants du secteur d'El Bosque, ont mis fin à leurs jours parce qu'ils ne voulaient plus être un fardeau pour leur famille.

Cette tragédie a été un véritable coup dur pour les voisins du quartier et pour la communauté en général. À noter que la personne qui a trouvé le couple était sa petite-fille, Catherine Aedo, qui a exprimé sa douleur et sa tristesse par le biais des réseaux sociaux, où elle se lamentait dans un message.

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