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Vincent Cerutti et Hapsatou Sy I Source : Getty Images
Vincent Cerutti et Hapsatou Sy I Source : Getty Images

Hapsatou Sy monte au front pour défendre son ex-compagnon Vincent Cerutti condamné pour agression sexuelle

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05 févr. 2026
16:11

Après la condamnation de Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, Hapsatou Sy a choisi de prendre publiquement la parole pour défendre son ex-compagnon. Elle conteste la lecture judiciaire des faits et dénonce ce qu’elle considère comme une dérive.

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Dans la foulée de la condamnation de Vincent Cerutti par le tribunal correctionnel de Paris, Hapsatou Sy a choisi de rompre le silence. Sur Instagram, l’entrepreneure et chroniqueuse s’est longuement exprimée, dans la soirée de mercredi 4 février 2026, pour défendre, avec une détermination assumée, son ancien compagnon, prenant à contre-courant l’indignation suscitée par la décision judiciaire. Une prise de parole rare, frontale, et profondément clivante.

S’adressant à sa communauté, Hapsatou Sy dit avoir reçu une avalanche de messages, oscillant entre soutien, interrogations et critiques. Si elle affirme « prendre acte » de la décision de justice, elle refuse catégoriquement que cette reconnaissance institutionnelle se traduise par un reniement personnel. « n’imaginez jamais, au grand jamais, que je puisse un jour renier cet homme. Pourquoi ? Parce que je sais qui il est. Et il est tout sauf ce dont on l’accuse », écrit-elle, notant qu’elle connaît Vincent Cerutti « de l’intérieur », comme père, comme homme, comme compagnon de vie.

Hapsatou Sy et Vincent Cerutti assistent au « Couture Ball », la soirée organisée par Jean Paul Benielli au Mona Bismarck, le 26 janvier 2018 à Paris, en France I Source : Getty Images

Hapsatou Sy et Vincent Cerutti assistent au « Couture Ball », la soirée organisée par Jean Paul Benielli au Mona Bismarck, le 26 janvier 2018 à Paris, en France I Source : Getty Images

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Dans un message dense et soigneusement construit, elle insiste sur l’évolution personnelle de l’animateur, qu’elle décrit comme « transformé, apaisé », et affirme disposer « d’éléments et de preuves » présentant une lecture radicalement différente des faits retenus par la justice. Selon elle, les gestes incriminés s’inscrivaient dans un contexte « réciproque, partagé, consenti », observé de ses propres yeux, dans une ambiance qu’elle qualifie alors de « bon enfant ».

Se revendiquant féministe, engagée de longue date pour la cause des femmes, Hapsatou Sy refuse toute accusation de complaisance ou de négation des violences sexuelles. Elle distingue avec fermeté la nécessaire révolution portée par le mouvement MeToo de ce qu’elle considère comme certaines « dérives », susceptibles, selon elle, de fragiliser la parole des véritables victimes.

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« Celles et ceux qui me connaissent savent que mon engagement auprès des femmes, ma parole, mon intégrité ne sont pas négociables. C’est précisément parce que je suis une femme libre et une féministe convaincue que j’ose poser cette question : dans quelle société vivons-nous si la nuance n’a plus sa place ? Le mouvement MeToo portait en lui une révolution nécessaire, légitime, vitale. Mais quand ce même mouvement connaît des dérives, ce sont les véritables victimes qui en paient le prix », écrit-elle.

Dans la foulée de cette publication, Hapsatou Sy a diffusé plusieurs stories contenant des captures de photographies prises par la plaignante à l’aide du téléphone de Vincent Cerutti. À ses yeux, ces images constitueraient la preuve d’un comportement réciproque, allant jusqu’à évoquer une forme de complicité. « S’il est coupable, tu l’es aussi. Il n’a pas joué. Tu n’a pas joué. Vous avez joué. Et c’était bel et bien réciproque… Stupide et réciproque. Et elle est là la dérive », tranche-t-elle.

Capture d'écran de la story de Hapsatou Sy I Source : https://www.instagram.com/hapsatousy/?e=f417cd99-223e-4a33-8bd8-be817c5b5607&g=5

Capture d'écran de la story de Hapsatou Sy I Source : https://www.instagram.com/hapsatousy/?e=f417cd99-223e-4a33-8bd8-be817c5b5607&g=5

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Capture d'écran de la story de Hapsatou Sy I Source : https://www.instagram.com/hapsatousy/?e=f417cd99-223e-4a33-8bd8-be817c5b5607&g=5

Capture d'écran de la story de Hapsatou Sy I Source : https://www.instagram.com/hapsatousy/?e=f417cd99-223e-4a33-8bd8-be817c5b5607&g=5

Les faits et la décision judiciaire

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Les faits remontent à 2015 et 2016, alors que l’animateur officiait à la matinale de Chérie FM. Il lui est reproché d’avoir, à deux reprises, mordu les fesses d’une collègue, Caroline Barel, alors standardiste au sein de la station.

Le tribunal a retenu le caractère sexuel de ces gestes, estimant qu’ils visaient « exclusivement une partie intime » du corps de la plaignante. Le premier incident, survenu en novembre 2015, avait laissé un hématome qualifié de « marque assez impressionnante » par le président du tribunal, photographie à l’appui. À la barre, Caroline Barel a expliqué qu’à l’époque, la notion même d’agression sexuelle n’était pas clairement identifiée dans son environnement professionnel : « On est avant MeToo, je ne sais pas ce que c’est une agression sexuelle », a-t-elle confié.

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Vincent Cerutti a reconnu la première morsure, tout en contestant toute intention sexuelle, évoquant un prétendu « jeu d’équipe » interne, présenté comme consensuel et ludique. Il a en revanche nié la seconde morsure, survenue en février 2016 lors d’une photo de groupe, tout en exprimant sa « honte » et en revendiquant son engagement féministe.

Initialement, le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. La peine finalement prononcée, légèrement plus lourde, traduit la volonté de la justice de rappeler que les pratiques longtemps tolérées dans certains milieux professionnels peuvent constituer des atteintes graves à l’intégrité et à la dignité.

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