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Retour à l'école après les vacances de la Toussaint: certains enseignants pensent que ce n'est pas une bonne idée

Jacques Ronny
29 oct. 2020
07:40
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Actuellement, la question concernant la possible réouverture des écoles fait débat à cause de l’augmentation du nombre de cas positifs au Covid-19.

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Quoi qu’il en soit, les enseignants, eux, ont une idée bien précise de la chose. Découvrez ce qu’ils en pensent.

DE GROSSES INQUIÉTUDES

Si Jean-Michel Blanquer affirmait en septembre que "l'école n'était pas le nid du virus", les chiffres eux semblent démontrer le contraire.

En effet, plus de 800 clusters en milieu scolaire et universitaire ont été recensés par Santé Publique France vers mi-octobre. Un nombre qui confirme l’inquiétude de beaucoup de gens quant aux effets dévastateurs que peuvent engendrer l’ouverture des établissements scolaires en France.

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Pour Anthoine Flahault, il n’y a aucun doute, les écoles représentent un gros risque pour la propagation du virus. Le plus inquiétant, c’est que les plus jeunes puissent contaminer les plus âgés qui sont particulièrement vulnérables face à la maladie.

“Il ne faudrait pas que les écoles rouvrent à la rentrée des vacances de la Toussaint, en tout cas les écoles secondaires et les universités dans leur enseignement en présentiel”,

a-t-il déclaré.

Pour l’épidémiologiste, il est possible que les écoles primaires poursuivent leur programme. Seulement, le port de masque devra être obligatoire, et ce, même pour les enfants de moins de six ans. En Belgique, c’est la solution qu’ils ont trouvée.

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Des élèves en classe. | Photo : Unsplash

Pour arrêter la propagation du virus, les autorités ont annoncé dimanche 25 octobre 2020 que les collèges et les lycées devront s’organiser et poursuivre leurs cours en ligne à compter du 28 octobre 2020, et cela, pour trois jours.

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Du côté des Ardennes, ils ne sont pas du même avis. Le fait est que Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du Syndicat des personnels de direction de l'Éducation nationale, avait fait appel afin de maintenir le plus longtemps possible les cours en présentiel malgré une hausse importante du nombre de cas positifs dans les établissements depuis début octobre.

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L’AVIS DU CORPS ENSEIGNANT

Pour les enseignants, une chose est sûre, l’école à la maison “ça ne marche pas”. Dans la majeure partie des établissements, on note en effet une baisse du niveau des élèves.

Certains affirment d’ailleurs que des écarts se sont creusés entre ceux qui ont pu bénéficier des cours à distance et ceux qui n’ont pas pu le faire.

Quoi qu’il en soit, pour certains, il est sûr que la fermeture des établissements scolaires entraîneront des effets dévastatrices à long terme.

Des élèves en classe. | Photo : unsplash

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“L'appauvrissement que cela va entraîner, les dégâts économiques, ça va aussi se payer en santé publique car il y a le Covid certes, mais il y a toutes les autres pathologies”,

a expliqué Frédéric Adnet, à la tête du service d'urgences-SAMU-SMUR à l'hôpital Avicenne de Bobigny.

Face à l’échec des cours à distance, Bruno Bobkiewicz, du SNDPEN a proposé plusieurs solutions. Comme il l’a expliqué, pour que cela porte ses fruits, il est primordial de trouver des locaux, des matériels informatiques et des encadreurs afin que les enfants puissent étudier à distance mais pas à la maison, car à la maison “ça ne marche pas”.

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Des élèves en classe. | Photo : unsplash

Par ailleurs, face à la situation qui ne fait qu’empirer, le syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur a pointé du doigt le ministère de l'Éducation nationale qui aurait soi-disant fermé la porte à des alternatives.

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“Ça fait un mois qu'on avertit le ministère et qu'on demande la mise en place du plan de continuité pédagogique dans tous les départements à risque (...) Ça fait un mois qu'on parle dans le vide”,

a déploré Jean-Rémi Girard, vice-président du syndicat.

Des élèves entrain de dessiner. | Photo : Unsplash

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SI EMMANUEL MACRON CONTRACTAIT LE COVID-19

C’est officiel, Brigitte Macron a contracté le coronavirus. Ainsi pour protéger ses proches, la Première dame a décidé de s’isoler. Et si par malheur son mari contractait lui aussi le virus ? Découvrez les scénarios susceptibles de se produire.

Emmanuel et Brigitte Macron durant le sommet du G7. l Source : Getty Images

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