Célébrités

03 novembre 2021

"Pardonner, ce n’est pas oublier" : Thierry Beccaro en larmes en parlant de son père violent

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Thierry Beccaro est un animateur télé de renom, qu’on ne présente plus. Mais seulement, derrière cet homme jovial que le public connaît, se cache un homme traumatisé, malheureusement, même le poids du temps n’a pas réussi à le défaire de ce lourd passé.

Dimanche 31 octobre 2021, la journaliste Audrey Crespo-Mara, a reçu l’animateur Thierry Beccaro, comme invité dans le cadre de son émission ‘‘Sept à Huit’’. Au cours de cet échange riche en émotion, la figure souriante du matin de France 2 et France 3, a laissé ressortir son côté sensible, ceci à cause de son lourd passé. Votre magazine Amomama vous en dit plus.

UN ENFANT PAUVRE ET BATTU

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Réussir à tourner la page, lorsqu’on a eu à subir des violences corporelles, est un combat de longue haleine, que certaines personnes ne réussissent pas toujours à surmonter. Dans le monde des médias, il semble que la meilleure manière de s’en sortir, soit une révélation au grand public, cela marche apparemment.

L'animateur Thierry Beccaro | photo : Getty Images

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On se souvient qu’en 2016, l’animatrice télé Flavie Flament avait sorti un livre intitulé "La Consolation", une œuvre dans laquelle, elle accusait un célèbre photographe de viol sur sa personne, durant sa jeunesse. À côté de cet exemple, il y en a encore beaucoup d’autres, à l’instar de Thierry Beccaro qui a été victime de sévices corporels infligés par son père, durant son enfance.

Depuis près d’une trentaine d’années, les téléspectateurs de France 2 avaient l’habitude de retrouver chaque matin leur animateur fétiche Thierry Beccaro, dans le cadre de l’émission ‘‘Motus’’. Mais en février 2018, ce n’est pas la bonne humeur du présentateur, que le public a eu droit chez leur marchand de journaux.

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À la place, ils ont eu droit à une autobiographie ‘‘Je suis né à 17 ans’’, de Thierry Beccaro à l’intérieure de laquelle, il expliquait avoir été le fils d’un père violent et ivrogne. Des années après, ce traumatisme reste présent dans son esprit. C’est ce qui explique sans doute que le livre ne soit sorti qu’une trentaine d’années après les faits. 

Le 11 septembre 2019, c’est sur le plateau de Yann Barthès dans le cadre de l’émission Quotidien, qu’il était passé se confier sur ce passé difficile à oublier. Dans une grande émotion, l’animateur a avoué que c’est grâce à des amis, et avec beaucoup de réflexions, qu’il a fini par écrire ce livre, qui raconte tous ces horreurs. Mais la pièce centrale était sa mère qui l’a aidé dans le détail de ses souvenirs.

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LES RAISONS D'UNE TELLE VIOLENCE

La violence, qu’elle soit conjugale ou infantile, trouve toujours une réponse sur des produits enivrants parfois, c’est de la drogue, et d'autres fois, c’est l’alcool. Pour Thierry Beccaro, le présentateur de ‘‘Motus’’, le problème résidait dans l'alcool.

À chaque fois que son père avait pris un verre de trop, il devenait incontrôlable, imprévisible et très violent. D’ailleurs dans une vidéo, l'animateur précise qu’il ne recevait pas de fessée avec son père, mais plutôt des raclées.

Pour justifier le fait son père pouvait être gentil tout en étant très dangereux et violent, une double personnalité comme le personnage de fiction Mister Hyde et Docteur Jekyll et dans le cas de son père, il avait l’alcool agressif.

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"On ne touche pas à un enfant, c'est le pire des aveux de faiblesse. Mon père, l'alcool le rendait fou et c'est ce qui me rendait fou moi. Il montait me voir dans la chambre, me dire qu'il m'aimait alors je me disais 'ça va c'est, que je n’ai rien fait de mal''’,

a expliqué le journaliste.

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PARDONNÉ, MAIS PAS OUBLIER

On a toujours l’habitude de dire, que pour pouvoir avancer face à un traumatisme subi, la meilleure méthode, c’est de pardonner et même, si c’est généralement plus facile à dire qu'à faire, Thierry Beccaro a réussi à le faire. Lui qui, à une époque, pensait être fautif ou coupable de quelque chose pour mériter les coups de son père, a pu avancer.

Et même si le traumatisme subsiste toujours dans son esprit, l’animateur de "Motus" a avoué au cours de l’émission ‘‘Sept à Huit’’ du 31 octobre 2021 sur TF1, qu’il a réussi à trouver la force, de pardonner à son père lorsque ce dernier était sur son lit de mort. Une chose difficile à faire, lorsqu’on se rend compte que son père ne lui avait pas demandé des excuses.

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Son seul problème actuellement est celui de tourner la page définitivement. Et ce combat passe par divers moyens notamment, l’engagement social contre les violences faites aux enfants, mais aussi par des thérapies. Et même s’il avouait que pardonner n’était pas oublier, pour lui, c'est le premier pas vers la guérison.

"J'AI ÉTÉ SAUVÉ PAR LES MÉDICAMENTS"

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Revenir en lieu sûr, retrouver la sérénité quand on a connu que la violence dans son enfance, voilà le combat que mène Thierry Beccaro au quotidien. À 65 ans, c'est un homme accompli, un animateur aimé des téléspectateurs, des candidats ainsi que du public.

Si cet amour inconditionnel a pu quelque peu refermer les blessures de son enfance, le traumatisme lui n'est jamais vraiment parti. L'auteur de "Je suis né à 17 ans" a été sujet à de nombreuses pathologies liées à son enfance. Il souffre notamment d'angoisse, de tétanie et de spasmophilie.

Pour échapper à ses démons, Thierry Beccaro prenait des tranquillisants, ce qui lui a parfois joué des tours. Il lui arrivait même d'en prendre en voiture. C'est sans ambages que celui qui a écrit "Ma résilience à moi" a déclaré :

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"Oui, j’ai été sauvé par les médicaments qui permettaient de s’évader, de s’oublier".

Au souvenir des moments de solitude et de frayeur qu'il a eu à vivre au cours de sa vie, l'animateur a révélé qu'il ne se sentait en sécurité que lorsqu'il entrait dans une pharmacie.

L'animateur Thierry Beccaro | photo : Getty Images

Encore de nos jours, Thierry Beccaro ne sent rassuré que lorsqu'il a une boîte de somnifères ou d'anxiolytiques près de lui. Le seul point positif dans tous ces abus de médicaments, c'est qu'il n'a jamais touché à la drogue malgré l'exemple palpable qu'il avait souvent sous les yeux.

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