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20 mai 2026


L’enquête autour de la mort d’Agathe Hilairet, une jeune joggeuse de 28 ans disparue en avril dans la Vienne, prend une toute nouvelle tournure. Retrouvé le 4 mai dans un sous-bois, son corps aurait été déplacé après son décès, suggérant l’hypothèse d’un acte criminel. Ce développement relance les interrogations sur les circonstances entourant sa disparition.
Pour rappel, Agathe Hilairet, passionnée de course à pied et adepte de trail, avait quitté la maison de ses parents à Vivonne, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Poitiers, le matin du 10 avril pour faire du jogging. Cependant, la jeune femme n’est jamais revenue après son départ, ce qui a alerté ses proches.
Un dispositif de recherches d’envergure avait donc été mis en place, incluant gendarmes, maîtres-chiens, drones et hélicoptères. Mais malgré les moyens déployés et les nombreux jours de recherches intensives, les enquêteurs n’ont pas eu de ses nouvelles.
En effet, ce n’est que près d’un mois plus tard, le 4 mai, que son corps sans vie a été découvert dans un sous-bois. Ce lieu se trouvait en périphérie de la zone initialement explorée. Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République de Poitiers, Cyril Lacombe, avait précisé que l’autopsie réalisée n’avait pas permis de déterminer la cause exacte du décès.
Un élément technique, toutefois, pourrait faire basculer l’enquête : la montre connectée qu’Agathe Hilairet portait lors de son jogging. Selon une source proche du dossier, les données enregistrées par cet appareil – doté d’un capteur de fréquence cardiaque et d’un GPS – ont permis d'établir des informations importantes.
Il a été constaté une "hausse brutale et importante du rythme cardiaque", immédiatement suivie d’un arrêt total des pulsations. Cet événement coïncide notamment avec l’endroit précis où les chiens de recherche avaient perdu sa trace début avril. À ce sujet, la source a ajouté :
"Son corps a été retrouvé à moins d’un kilomètre du lieu où son cœur s’est arrêté".
Ce déplacement post mortem exclut la simple hypothèse d’une chute ou d’un malaise. Il oriente désormais les enquêteurs vers une possible intervention extérieure.
Le fait que le corps ait été transporté après le décès soulève de sérieuses suspicions. Selon les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers, il est désormais peu probable que la mort d’Agathe Hilairet soit accidentelle.
En tout cas, pour l’instant, il est encore difficile de déterminer les circonstances exactes qui ont causé la mort de la joggeuse. Par conséquent, l’enquête se poursuit.
À titre d’information, c’était un randonneur qui a fait la découverte macabre. Il a apparemment retrouvé le corps d’Agathe à deux kilomètres au sud de la zone explorée par les gendarmes. Selon les informations relayées par RTL, le “corps allongé” reposait sur le sol, mais n’était pas enterré, et se retrouvait un peu à l’écart des pistes agricoles et des sentiers de randonnée.

Agathe Hilairet | Source : instagram.com/menthee03
Bien que les recherches d’Agathe aient pris fin, d’autres questions restent encore sans réponse. Ces dernières concernent, en effet, les circonstances entourant son décès. En fait, une autopsie a déjà été effectuée par les enquêteurs dans le cadre d’une enquête. Cependant, pour l’instant, les résultats ne permettent pas de déterminer les causes de la mort de la jeune femme.
Pour l’heure, aucun détail ne précise également l’endroit exact où le portable de la victime a été retrouvé. Mais il pourrait néanmoins permettre d’élucider cette affaire grâce à des éléments précieux qu’il pourrait contenir.
En effet, Agathe utilisait une application populaire qui regroupe 4 millions d'abonnés. Sur celle-ci, elle partageait ses performances sportives, mais révélait aussi ses itinéraires. Une pratique qui pourrait, visiblement, attirer l’attention des gens mal intentionnés, et qui pourrait présenter un vrai risque.
L'expert en cybersécurité Gérôme Billois s’est d’ailleurs exprimé sur le danger que cela peut représenter pour une personne au cours d’une interview accordée dans 66 Minutes sur M6. À ce sujet, il a déclaré :
"Si la personne a décidé de partager publiquement son activité, on peut voir là où elle est passée. On peut voir aussi qu’elle passe toutes les semaines par les mêmes parcours…"
Avant de conclure :
"Le danger dans le partage très large de ces données à caractère personnel, et en particulier sportif, c’est d’attirer l’attention sur son activité, et que des personnes mal intentionnées puissent savoir où vous habitez, à quelle fréquence vous réalisez les activités et puissent vous cibler."

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