Macron a annoncé que la France allait accueillir des migrants du Lifeline, mais a appelé ça le "jeu des passeurs"

Lifeline se dit "très déçue" par les propos d'Emmanuel Macron

Mardi dernier, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait prendre en charge une partie des migrants toujours à bord du navire humanitaire Lifeline.

"La France fera partie des quelques Etats membres (de l'UE) qui prendront des personnes qui se trouvent aujourd'hui sur le Lifeline lorsqu'ils arriveront dans un port européen et l'OFPRA est déjà en route vers Malte pour pouvoir procéder à cette mission", a confirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse au Vatican.

"C'est au Premier ministre Muscat (de Matle, NDLR) de confirmer les termes de l'opération et ses suites, mais en tout cas nous avons mis en pratique ce en quoi nous croyons, c'est-à-dire une politique de coopération active et de solidarité efficace"

"On parle de quelques dizaines d'individus par pays, ce sont des quantités extrêmement limitées mais c'est comme ça que nous faisons fonctionner la solidarité européenne"

"On protège vraiment celles et ceux qui sont dans ces situations si on les empêche de prendre la mer dans des embarcations de fortune", a déclaré Emmanuel Macron, se disant prêt à "envoyer des équipes pour inscrire les demandes d'asile sur le sol libyen".

Cependant, le président avait aussi critiqué l'ONG allemande Lifeline et l'avait accusée d'avoir "agi en contravention de toutes les règles, en contravention des garde-côtes libyens."

"On ne peut pas accepter durablement cette situation car, au nom de l'humanitaire, cela veut dire qu'il n'y plus aucun contrôle. Et à la fin, on fait le jeu de qui? Des passeurs, car on va réduire le coût du risque de passage pour les passeurs. Quand on est dans l'émotion collective, c'est indicible"

Des propos qui ont beaucoup déçu les dirigeants de l'ONG, comme l'a déclaré leur porte parole, Marie Naass :

Cela nous a beaucoup déçus, parce que jusqu'à maintenant, nous avions considéré monsieur Macron comme quelqu'un qui respecte le droit international et humanitaire. Il a aussi dit que nous n'avions pas respecté des consignes, c'est faux aussi", a expliqué Marie Naass.

Les 230 migrants à bord du bateau seront répartis entre plusieurs pays européens, dont la France, l'Italie et le Portugal.

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