Virsac: L'arrivée de Castaner en hélicoptère provoque la réaction poignante de gilets jaunes

Christophe Castaner s'est rendu ce jeudi 29 novembre au péage de Virsac en Gironde. A l'occasion de sa visite, le ministre de l’Intérieur s'est fait déposer en hélicoptère. Et cela a provoqué la réaction poignante de gilets jaunes...

En plein débat sur la transition écologique, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner s’est rendu ce jeudi matin 29 novembre, pour rencontrer les forces de l’ordre sur lieu emblématique de la contestation où la situation a été particulièrement tendue ces derniers jours, notamment sur le péage de Virsac en Gironde.

Cependant, l'arrivée du ministre de l'Intérieur a été faite par les airs et ce choix de transport a reçu beaucoup de critiques de la part de nombreux internautes sur les réseaux sociaux.

Une arrivée par les airs qui ne passe pas

Le fait que le ministre de l'Intérieur ne soit pas arrivé par la route mais par les airs, par hélicoptère, a suscité l'effervescence sur les réseaux sociaux alors meme que le débat sur la transition écologique trouve un écho important dans l'opinion publique ces derniers jours.

"Si monsieur Mélenchon pense qu’il lui est utile de courir derrière celles et ceux qui sèment le désordre, c’est son choix, il est libre."

Le ministre a, toute de suite, tenu à "remercier" les forces de l’ordre qui sont intervenues avant de poursuivre que la première priorité était d’assurer la protection des manifestants eux-mêmes des samedi matin, bien que les forces de l'ordre aient par la suite enregistré deux morts et de très nombreux blessés.

Il a aussi insisté sur le fait que le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre lors des affrontements avec les Gilets jaunes en 11 jours est "supérieur à celui que nous avons eu pour libérer Notre Dame des Landes en trois mois.

Mélechon dans sa ligne de mire

Le ministre de l’Intérieur s'est rendu ensuite à l’état-major des CRS du Sud-Ouest basé à Cenon ou il évoqué la journée de samedi où les gilets jaunes pourraient à nouveau se mobiliser après avoir exprimé son souhait que l’appel à la concertation lancé mardi "porte ses fruits".

"A l’heure qu’il est, nous avons eu deux demandes de manifestations à Paris mais pas sur les champs Élysées. Ce qu’on peut craindre, c’est la violence", a-t-il avancé.

Ensuite, de condamner les auteurs de ces violences contre les forces de l’ordre en reprenant les mots du Président de la république, Emmanuel Macron: "Honte à ceux qui ont les agressées, honte à ceux qui ont tenté d’intimider des élus, honte à ceux qui ont violenté des citoyens et des journalistes. Il n’y a pas de place pour cette violence dans la République."

Lorsqu'il a été interrogé sur la volonté de Jean-Luc Mélenchon de manifester sur les Champs Élysées samedi, Christophe Castaner n'a pas manqué d'envoyer un message taclant ses mobiles et motivations.

"Si monsieur Mélenchon pense qu’il lui est utile de courir derrière celles et ceux qui sèment le désordre, c’est son choix, il est libre".

Christophe Castaner

Et si d'après lui, "le droit de manifester est fondamental, il ne doit pas s’opposer au droit de circuler".

Vendredi 23 novembre dernier, le ministre de l’Interieur a rencontré à Nîmes les lecteurs du quotidien Midi Libre auquel il a accordé une longue interview. 

Durant son interview, la veille de la grande manifestation des Gilets Jaunes à Paris ce samedi 24 novembre, Christophe Castaner a fait une révélation étonnante en marge de  son déplacement dans le Gard. En effet, il a dit que sa maison en Provence a été "attaquée" par des gilets jaunes. Pour plus d'informations, visitez ce lien.

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