Nicola Sirkis : "Je ne crois plus en Dieu depuis la mort de mon frère"

Le groupe Indochine, à ses débuts, se compose entre autres de Stéphane, jumeau de Nicola Sirkis. Il en restera membre jusqu'à sa mort en 1999 des suites d'une hépatite foudroyante. Il y a quelques années, le leader d’Indochine s’est confié sur cette perte douloureuse devant les lecteurs du Parisien.

C’était l’époque où apres la première décennie du succès, Indochine était moqué et ringardisé, mais continuait à jouer dans des salles pleines.

Nicola se souvient des moments les plus difficiles:

"En 1994, Dominique (le premier guitariste) est parti en disant: Je ne crois plus dans ce groupe, j'ai honte d'y avoir joué. Ce fut la période la plus dure. Notre maison de disques venait de nous jeter, tout le monde se foutait de notre gueule, il y avait la parodie des Inconnus. J'ai dit: Je crois dans nos chansons, elles sont intemporelles."

Et il avait raison. Vingt ans plus tard, en 2014 le chanteur et son groupe ont fait leur plus grosse tournée, le Black City Tour qui a rempli d'abord des petites salles puis les zéniths avant de refermer ce chapitre en apothéose par deux concerts au Stade de France.

Mais en 1999, l'aventure a failli s'arrêter quand au moment de la mort de son frère jumeau, Nicola avoue avoir songé à arrêter:

"Oui, parce que c'était très cher payé. On était en train de faire un album. J'ai mis deux mois avant de m'y replonger. Il avait écrit quelques-unes de ses plus belles chansons. Et j'ai préféré garder le contrôle sur ses compositions plutôt qu'un label en fasse quelque chose de glauque."

a-t-il confié avant d'ajouter:

"Je ne crois plus en Dieu depuis la mort de mon frère."

NICOLA SIRKIS PARLE DES GILETS JAUNES

En novembre dernier, Nicola Sirkis s’est aussi exprimé sur un des sujets d’actualité.

Le 22 novembre dernier, le leader du groupe Indochine a accordé une longue interview au journal Ouest France à l'occasion d'un concert à Rennes.

Après le premier samedi de mobilisation (le 17 novembre) c’était déjà en effet l’un des sujets principaux de l'actualité et le musicien de 59 ans a tenu à faire part de son opinion qui semble assez mitigée :  "Que dire... Sur le fond oui, sur la forme non", confiait-il.