Le Sénat intervient dans la parentalité: la fessée peut être interdite comme méthode cruelle

Après que l'Assemblée Nationale soit intervenue sur le sujet de la fessée, c'est le Sénat qui a cette fois discuté d'une proposition de loi afin de l'interdire pour lutter contre les violences éducatives ordinaires.

Mercredi dernier, un débat animé a pris place au Sénat au sujet de la fessée. Le message important à faire passer est le fait de pouvoir éduquer des enfants sans pour autant les frapper ou les humilier.

La proposition de loi à ce sujet visera donc à "lutter contre les violences éducatives ordinaires". C'est Laurence Rossignol, l'ex-ministre socialiste des Familles, qui a porté ce texte amendé par la commission des Lois.

Dans celui-ci, il est dit que "l’autorité parentale s’exerce sans violence physique ou psychologique".

Ce texte figurait déjà dans l'article premier d'un texte MoDem que l'assemblée nationale avait eu en première lecture en novembre dernier.

Si l'on en croit la Fondation pour l'enfance, en France, 85% des parents ont recours à des punitions corporelles.

"On ne peut pas lutter contre la violence dans la société tout en la tolérant dans la famille", a affirmé Laurence Rossignol.

 

"Le texte ne fait pas « la promotion d’un laxisme éducatif. L’autorité parentale n’a pas besoin de droit de correction pour s’exercer."

Philippe Bas, président de la commission des Lois, a ajouté que ce n'était pas une disposition pénale, mais "le rappel d’un principe que tous les parents devraient avoir à coeur de respecter."

"L’intention de cette proposition de loi est louable, car elle permettra d’envoyer un signal fort, même s’il reste symbolique, contre les violences exercées à l’encontre des enfants, sans culpabiliser ou moraliser les parents."

Cependant, Alain Marc (Indépendants), a remis en doute l'utilité et la rédaction de ce texte, ajoutant que cela ne pouvait pas être une loi uniquement symbolique. Jerôme Bascher, des Républicains, est allé dans son sens.

"Va-t-on vraiment lutter contre la vraie violence et ne va-t-on pas culpabiliser l’ensemble des Français ?"

Ces deux textes devront être adoptés dans une assemblée afin de devenir une loi.

LES CONSÉQUENCES DE LA FESSÉE

Dans un précédent article, nous vous avions parlé des résultats d'une étude qui cherchait à savoir quels étaient les véritables effets de la fessée chez l'enfant.