Une étude glaçante montre qu'un enfant meurt tous les cinq jours, battu par ses parents

L'Inspection Générale des Affaires Sociales vient de publier les résultats d'une étude qui sont effarants.

Les meurtres d'enfants font généralement la une des journaux, car ils représentent une chose innommable. Mais quand on apprend que les meurtriers de certains enfants sont leurs propres parents, cela devient encore plus injustifiable.

L'inspection générale de la justice, l'IGAS et l'administration de l'éducation nationale et de la recherche ont publié un rapport le 25 avril 2019.

Ce dernier nous apprend qu'en France, un enfant meurt en moyenne tous les 5 jours sous les coups de ses parents. L'étude se base sur les meurtres d'enfants traités par la juridiction française entre 2012 et 2016, ce qui correspond à 363 morts.

On peut notamment lire que ces meurtres représentent à eux seuls "un peu moins de 10%" du nombre de tous les homicides en France.

Mais étant donné que ce chiffre ne se base que sur les cas connus, et ne peut pas prendre en compte les meurtres de bébés commis à leur naissance et dissimulés par la suite, le véritable chiffre est certainement beaucoup plus élevé.

L'étude montre qu'il existe "un lien très fort entre violence conjugale et violences commises sur les enfants".

Dans ces affaires, on se rend souvent compte que les parents présentent des troubles psychiatriques, des addictions ou même des troubles de la personnalité.

La plupart des parents qui ont tué leur enfant  "se sont donnés la mort ou on fait l'objet d'un non-lieu pour abolition du discernement".

Le rapport précise également que dans ces dossiers, on constate que ce sont généralement les pères les responsables.

Ce qui est assez effrayant, c'est que l'on se rend également compte que certains drames auraient pu être évités.

"Plus de la moitié des enfants concernés avaient subi avant leur mort des violences graves et répétées [...] souvent repérées par des professionnels"

Malgré les signalements, ces enfants n'ont pas pu être sauvés. Les auteurs du rapport proposent alors plusieurs conseils, comme par exemple améliorer l'échange d'informations entre les services médico-sociaux, l'école, la police et la justice.

Ils parlent également de pratiquer une autopsie à chaque fois qu'un enfant de moins d'un an décède de cause inexpliquée, de mettre en place des examens médicaux à l'école sans que les parents ne soient là.

Vient ensuite un suivi plus poussé sur l'absentéisme à l'école, être plus attentifs à certains signes, et une meilleure prévention auprès des parents, comme par exemple une préparation à la paternité pour les hommes et un accompagnement plus poussé pour les femmes sur la contraception.