Une femme de 74 ans, expulsée de son domicile, après le décès de son compagnon, a dû vivre dans sa voiture

27 juil. 2019
21:00
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Après la mort de son mari, expulsée de son logement à presque 75 ans, Myriam se retrouve à dormir dans sa voiture. Cela fait déjà plus de vingt jours qu’elle habite dans son véhicule, à Ars-en-Ré.

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Si vous êtes allés sur l'île de Ré depuis le 1er juillet, vous avez peut-être déjà vu Myriam, la septuagénaire qui habite dans sa voiture. Selon France Bleu la Rochelle, après la mort de son compagnon, la femme âgée a été expulsée de son logement.

Port Ars-en-Ré | Source: Wikipedia

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Pendant des mois, elle a d’abord habité chez son amie. Par la suite, Myriam a été obligée de quitter la maison qui avait été louée pour l’été. Dès le début du mois de juillet, la septuagénaire espère de trouver un logement.

"Depuis que je vis dans ma voiture, j'ai de l’œdème sur les jambes, je n'arrive presque plus à marcher" témoigne cette femme qui stationne en face d'un camping, dans un véhicule plein à craquer.

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Sa "nouvelle maison à quatre roues" est désormais remplie de nourriture en conserves, de vêtements et de coquillages dont elle faisait la collection avec son défunt mari.

"J'ai tout perdu", "j'en ai marre", "ce n'est pas une vie", éclate en sanglots Myriam qui se déplace tous les matins avec une béquille pour aller prendre une douche dans un camping à côté.

Cependant, malgré ses souffrances, la septuagénaire a refusé un logement à La Rochelle, proposé par les assistantes sociales. Elle a affirmé de ne pas vouloir quitter l'île sur laquelle elle habite depuis 30 ans.

"Mes parents sont enterrés là. Ma fille est enterrée là. Mon copain est enterré là. Qu'irai-je faire à La Rochelle ?" a-t-elle dit.

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La Rochelle, Vieux Port | Source: Wikipedia

Avec une retraite à 1239€ par mois et sans domicile, la femme âgée a le droit au logement opposable et veut être prioritaire dans la liste. Myriam a refusé également une maison avec deux chambres à Ars en Ré pour un loyer mensuel de 400€ en la jugeant "trop petite".

Le maire de commune Jean-Louis Olivier estime de regretter cette décision en ajoutant que "beaucoup de choses ont été déjà faites pour elle depuis longtemps."

La septuagénaire doit choisir maintenant entre deux options: s'installer temporairement dans un camping ou bien espérer que les services de la préfecture trouvent une autre solution.

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