Affaire Grégory : nouvelles auditions, expertise qui promet d'incriminer un suspect

Nouveaux rebondissements dans l'affaire Grégory Villemin. Après les auditions menées par le juge au mois de décembre 2020, un suspect a été incriminé.  

Trente-six ans après que la vie du petit Grégory ait été sauvagement ôté, la justice continue à chercher le coupable. L’enquête se poursuit et la stylométrie a pu aider à incriminer un suspect.

UN CRIME ODIEUX

Tout a commencé dans l’après-midi du 16 octobre 1984, quand Christine Villemin, la mère du petit Grégory, a signalé la disparition de son fils de quatre ans. Le corps sans vie de Grégory fut retrouvé quelques heures plus tard dans une rivière des Vosges.

Les images du repêchage du corps du petit garçon ligoté émeut toute la France et fait très vite le tour du monde. Trente-six ans plus tard, la justice est toujours à la recherche du coupable de ce crime odieux. Cette acte fais suite à de nombreuses lettre de menace adressés au parent de la victime.

L’ENQUÊTE CONTINUE

Au début du mois de décembre 2020, le président de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) Dominique Brault, a auditionné de nombreuses personnes ayant des rapports avec la victime. Déjà qu’en 2017, trois suspects dont les grand-oncle et grand-tante de Grégory ont été mis en examen.

Toutefois après moult rebondissement ladite mise en examen a été annulé pour vices de formes près d’un an plus tard.

UN TÉMOIGNAGE CAPITAL

Vers le début de l’affaire, Murielle Bolle avait accusé Bernard Laroche, un cousin du père de la victime d’être le coupable avant de se rétracter.

Un témoignage contesté puisque l’audition s’est faite sans la présence d’un parent ou d’un avocat alors qu’elle était mineur au moment des fait. Sa rétractation fait aussi débat parce que soupçonnée d’être le fruit de possibles pressions familiales. Les propos de Murielle Bolle sont néanmoins d’une valeur importante puisqu’elle les a répétés par la suite.

UNE TECHNIQUE NOVATRICE 

Dominique Brault, le nouveau juge en charge de l’affaire entreprend actuellement de nouvelles auditions afin d’entendre de nombreux témoins, mais aussi les personnes qui ont travaillé sur cette affaire qu’ils soient issu des médias ou de la gendarmerie.

La stylométrie est aussi utilisée en espérant éclaircir les zones d’ombre. Cette technique novatrice est différente de la graphologie, déjà utilisée dans cette affaire.

Elle se base sur la linguistique et statistique. Ainsi, la syntaxe et la sémantique utilisé dans les courriers anonymes a permis d’identifier un suspect.

LES AVOCATS DE LA FAMILLE RÉAGISSENT

Loin d’être convaincu par cette technique, Me Alexandre Bouthier, l'avocat de Jacqueline Jacob, affirme que si cette méthode était vraiment fiable, les résultats seraient déjà connus depuis longtemps.

Quant à Me Stéphane Giuranna, qui défend Marcel Jacob, il considère que tout ceci est “ridicule” car les personnes concernées viennent d’un même endroit, ont fréquenté les mêmes écoles et sont d’un même milieu social. Ils s’exprimeront donc à peu près de la même manière que le corbeau.

UNE AFFAIRE A FAIT PLUSIEURS VICTIMES

D’un autre côté, Me Gérard Welzer, l'avocat de la veuve de Bernard Laroche estime que “seules des preuves scientifiques incontestables pourraient être utilisées pour accuser je ne sais quelle personne”.

Avant de rappeler les victimes de cette affaire : Grégory, son défunt client Bernard Laroche (tué par le père de Grégory en 1985 après avoir été innocenté), puis le juge Lambert, qui s'est ôté la vie en 2017.

“Je souhaite que ces nouvelles investigations n'entraînent pas de nouvelles victimes”,

conclut-il.

“AFFAIRE ESTELLE MOUZIN” : LES HABITUDES DE MONIQUE OLIVIER

En parallèle de l’affaire Grégory, d’autres affaire macabre continuent elles aussi à défrayer la chronique. Parmi elles, il y  a l’affaire Estelle Mouzin.

Dans cette affaire les autorités ont effectué des fouilles aux alentours de l’ancienne maison de Michel Fourniret. Son ex-compagne, Monique Olivier, avait d’ailleurs ses petites habitudes pour “préparer” ses victimes.

Monique Olivier au tribunal de Charleville-Mézières le 28 mars 2008, France. | Photo : Getty Images

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