
Sophie Davant et William Leymergie : douce complicité, mariage en suspens
Dans une nouvelle émission placée sous le signe de la transparence et de la proximité, Sophie Davant a choisi de répondre directement aux questions de ses spectateurs. Santé, image, carrière, amour, rapport à l’âge : l’animatrice se livre avec une sincérité rare, mêlant lucidité, humour et recul.
Dans la description sous la vidéo du premier épisode diffusé le 7 février 2026, elle affirme « Aujourd’hui, je vous retrouve dans un format inédit et très attendu : Sophie Davant, Sans filtre. Un moment intimiste, spontané et plein de complicité, où je réponds sans détour à vos questions envoyées sur Instagram. J’ai adoré découvrir vos messages : certains m’ont touchée, d’autres m’ont fait rire… et il y en avait même de très surprenants. »
Elle commence par rassurer son public sur son état de santé. Sa chute spectaculaire lors du Téléthon avait suscité de nombreuses inquiétudes. Si l’incident lui a valu quelques contusions et douleurs passagères, elle affirme aujourd’hui aller bien. Elle évoque même avec sérénité un rythme de vie désormais plus apaisé : moins d’heures d’antenne, davantage de temps pour elle-même, pour la lecture, les promenades, les films, mais aussi pour la réflexion et l’émergence de nouveaux projets. Une transition qu’elle dit vivre sans amertume, dans une forme d’équilibre retrouvé.

William Leymergie et Sophie Davant assistent aux funérailles de Philippe Labro à l'église Saint-Germain-des-Près, le 13 juin 2025 à Paris, en France I Source : Getty Images
Interrogée sur la chirurgie esthétique, Sophie Davant adopte une position nuancée. Elle ne s’y oppose pas par principe, à condition qu’elle soit pratiquée par des professionnels compétents et sans excès. Elle déplore l’uniformisation des visages et revendique une approche respectueuse des traits et de l’identité. Elle confie avoir recours non pas à la chirurgie, mais à la médecine esthétique : injections de botox et d’acide hyaluronique, lasers pour atténuer taches et rides. Un entretien qu’elle assume, rappelant la pression particulière qui pèse sur les femmes exposées médiatiquement, bien plus sévère que celle subie par leurs homologues masculins. Là où les signes du temps sont souvent perçus comme du charme chez les hommes, ils deviennent des motifs de critiques chez les femmes.
Elle se rappelle également d’une expérience malheureuse vécue il y a plusieurs années, lorsqu’une injection mal réalisée avait déformé ses lèvres alors qu’elle présentait quotidiennement une émission à l’antenne. Plutôt que de se cacher, elle avait choisi l’autodérision comme parade, assumant publiquement l’incident. Une leçon qui l’a rendue depuis particulièrement vigilante, privilégiant la parcimonie et le sérieux des praticiens.

Sophie Davant et William Leymergie assistent à la première du film « Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan » au cinéma Pathé Palace, le 17 mars 2025 à Paris, en France I Source : Getty Images
La question de l’âge et de l’apparence revient souvent dans les échanges. Sophie Davant raconte avoir été vivement critiquée lors de sa participation à Danse avec les stars, certaines femmes jugeant ses tenues trop courtes pour son âge. Une réaction qui l’a profondément frappée, révélant selon elle un manque de sororité. Elle défend une vision équilibrée : ne pas chercher à paraître plus jeune à tout prix, mais refuser aussi les injonctions à l’effacement. Son style se veut moderne, confortable et intemporel, au point que sa fille n’hésite pas à emprunter dans sa garde-robe.
Sur le plan sentimental, Sophie Davant évoque avec délicatesse et humour la question du mariage avec son compagnon William Leymergie. Si celui-ci lui a déjà formulé à plusieurs reprises des demandes en mariage, elle confie que, pour l’heure, aucune décision définitive n’a été prise. Elle répond volontiers par l’affirmative, mais sans que cela ne débouche sur un projet concrètement arrêté. Le mariage demeure ainsi une éventualité, ni rejetée ni programmée, laissée à la liberté du temps et des envies.

Sophie Davant et William Leymergie assistent aux funérailles de Philippe Labro à l'église Saint-Germain-des-Près, le 13 juin 2025 à Paris, en France I Source : Getty Images
Elle ne cache pourtant pas que l’idée pourrait lui plaire. Non pas tant pour l’institution en elle-même que pour ce qu’elle symbolise : un moment de rassemblement, l’occasion de réunir les êtres chers et de créer de nouveaux souvenirs heureux. Une célébration intime et joyeuse, davantage tournée vers le partage que vers les conventions.
Au sein du couple, le sujet n’est jamais abordé avec gravité. Il s’inscrit plutôt dans une dynamique de plaisanterie et de légèreté, reflet d’une relation fondée sur la complicité et l’humour. Les demandes de William prennent d’ailleurs souvent des formes insolites, à l’image de cette proposition manuscrite glissée sur un papier posé dans le réfrigérateur, parmi les « nouvelles fraîches », interrogeant avec malice : « Veux-tu m’épouser ? » Une mise en scène simple, inattendue, qui amuse davantage qu’elle ne solennise.

Sophie Davant et William Leymergie en coulisses lors du 40e anniversaire de la chaîne de télévision française France 2 I Source : Getty Images
Sophie Davant confie rire de ces attentions, y répondre favorablement, puis laisser les choses en l’état. Rien d’urgence, rien d’obligatoire. Ce flou assumé traduit une vision apaisée de l’amour, libérée des injonctions et des échéances, où l’essentiel réside moins dans la formalisation que dans la qualité du lien et la joie partagée au quotidien.
Quant à un éventuel retour à la télévision, elle l’envisage avec enthousiasme. Si les réseaux sociaux et YouTube lui offrent aujourd’hui une liberté nouvelle et une interactivité directe avec le public, la télévision demeure son métier et lui manque. Elle réfléchit actuellement à de nouveaux concepts, notamment des formats plus itinérants, loin des plateaux, à la rencontre des Français. Elle reconnaît cependant les difficultés économiques du paysage audiovisuel actuel, marqué par des contraintes budgétaires croissantes.
Enfin, Sophie Davant se prête à un exercice d’introspection. Elle se décrit comme quelqu’un de volontaire, fidèle et loyale, mais longtemps en proie au doute. Elle reconnaît une tendance à l’inquiétude, à l’angoisse et à une agitation mentale permanente, compensée par un humour constant et une grande capacité d’autodérision. Elle accepte ses contradictions, ses failles et ses excès, convaincue que l’expérience et le temps permettent de mieux se connaître et de s’apaiser.